Irma : « La reconstruction doit mobiliser toute notre énergie », déclare Édouard Philippe Philippe
À l’issue d’un premier comité interministériel, le chef du gouvernement a fait le point sur l’acheminement de l’aide d’urgence et a donné l’agenda de la reconstruction de l’île de Saint-Martin dévastée par l’ouragan.

Irma : « La reconstruction doit mobiliser toute notre énergie », déclare Édouard Philippe Philippe

À l’issue d’un premier comité interministériel, le chef du gouvernement a fait le point sur l’acheminement de l’aide d’urgence et a donné l’agenda de la reconstruction de l’île de Saint-Martin dévastée par l’ouragan.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

À quelques heures du départ d’Emmanuel Macron pour les îles frappées par Irma, le gouvernement s’est réuni ce lundi après-midi à Matignon pour faire le point sur le rétablissement des infrastructures et des services publics à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. « Notre priorité reste la reconstruction de l’île », a déclaré le Premier ministre, qui a réaffirmé une fois de plus que « l’engagement de l’État » serait « total » tout en dénonçant la polémique sur la réponse de l’État :

« Tous ceux qui s’improvisent experts en gestion de crise ou en logistique exceptionnelle pour faire naître des polémiques qui me semblent aussi inutiles que contreproductives, ne rendent service ni aux populations locales, ni à ceux qui essayent de leur venir en secours. »

Lors de son point presse, Édouard Philippe a notamment affirmé que les renforts permettront d’assurer la « continuité de l’État ».

Renforcement des capacités médicales de l’île

Les liaisons avec les deux îles sont toujours en cours de rétablissement. Les liaisons aériennes et maritimes depuis les deux îles touchées seraient progressivement rétablies cette semaine, afin de permettre à terme l’évacuation de 2.000 à 2.500 personnes par jour.

Sur le plan médical et sanitaire, le gouvernement a annoncé le déploiement d’un centre de soins sous tente de « grande-capacité », l’arrivée de plusieurs médecins libéraux, ainsi que le départ depuis Toulon du Tonnerre, un bâtiment de projection et de commandement qui pourra prendre en charge davantage de patients que l’hôpital de Saint-Martin.

Plusieurs mois pour le rétablissement des infrastructures

Du côté des infrastructures, l’étendue des dégâts rendra la reconstruction longue. Veolia estime à trois mois le temps nécessaire à la remise en place du réseau de distribution de l’eau potable. Après un black-out total, la situation reste toujours très difficile sur le réseau EDF. Seuls 3.500 abonnés ont été raccordés à l’électricité à Saint-Martin (24.000 habitants). Quant aux réseaux de télécommunication, la priorité est donnée au rétablissement de la téléphonie mobile, où 95% des antennes-relais sont hors-service.

La situation de l’école, une semaine après la rentrée scolaire, est également frappante. Selon Édouard Philippe, 18 écoles sur 21 sont à reconstruire. L’État se donne pour objectif un retour des cours à la rentrée de la Toussaint.

Un nouveau comité interministériel doit se tenir lundi 18 septembre. « Ce qui se joue à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, ça n’est pas simplement le rétablissement de conditions de vie normales. C’est la capacité d’une nation, la France, d’être à la hauteur d’un événement qui touche chaque Français », a conclu Édouard Philippe.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le