Irma: le gouvernement acceptera « volontiers » une commission d’enquête parlementaire
Le gouvernement acceptera "volontiers" une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'ouragan Irma, a indiqué lundi...

Irma: le gouvernement acceptera « volontiers » une commission d’enquête parlementaire

Le gouvernement acceptera "volontiers" une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'ouragan Irma, a indiqué lundi...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement acceptera "volontiers" une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'ouragan Irma, a indiqué lundi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, alors que la ministre des Outre-mer Annick Girardin mettait elle en garde contre les critiques "déplacées".

"Nous, nous sommes pour l'évaluation, et donc nous acceptons volontiers une commission parlementaire", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sur France 2, après les critiques de tous bords politiques sur la gestion de l'ouragan.

Dimanche, le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a proposé une commission d'enquête parlementaire "pour savoir si l'on a prépositionné des forces militaires et civiles en nombre suffisant". Le député LR Eric Ciotti a fait une proposition similaire, reprochant un "défaut d'anticipation" et "une défaillance de l'Etat".

"Ils verront combien les équipes étaient mobilisées", a répondu M. Collomb, se disant confiant que "dès le départ", le gouvernement avait pris "les bonnes décisions".

"Aujourd'hui on pense que le temps est à la construction. Toutes celles et tous ceux qui veulent aider, si (...) M. Mélenchon, M. Ciotti, veulent lancer un grand appel à la reconstruction de l'île, qu'ils veulent aider les élus de l'île, nous sommes tout à fait d'accord", a-t-il aussi dit.

Interrogée sur France Inter depuis Pointe-à-Pitre, la ministre des Outre-mer Annick Girardin a pour sa part affirmé qu'elle répondrait aux questions si une commission parlementaire était "souhaitée".

"En tant que ministre, je suis là pour répondre à leurs questions, je le ferai, mais j'espère qu'il n'y aura pas des polémiques qui ne serviront à rien", a-t-elle dit.

"L'Etat doit rendre des comptes, quand il y a des questions c'est le rôle des parlementaires de les poser (...) je respecte leur position, mais il y a certaines critiques qui aujourd'hui sont un peu déplacées", a-t-elle estimé.

"Il vaudrait mieux éviter de polémiquer immédiatement sur ces catastrophes", a appelé sur Radio classique le président de l'Assemblée François de Rugy.

"Après, qu'il y ait une commission d'enquête parlementaire je trouverais ça tout à fait normal. Chaque groupe peut créer au moins une commission d'enquête parlementaire par an donc il n'y a aucun problème", a-t-il expliqué, demandant cependant à ce que soient abordées la question des "causes" de la catastrophe naturelle, des "alertes (...) bien données", selon lui, et "l'anticipation pour tout ce qui touche aux secours et à la protection des personnes".

M. Rugy a ajouté qu'il se rendrait sur place "sans doute la semaine prochaine", "avec une délégation de l'Assemblée nationale".

Attendu mardi sur les territoires sinistrés, Emmanuel Macron, "s'expliquer(a)" face à la colère des habitants, selon Gérard Collomb.

"Évidemment quand vous avez des gens qui ont tout perdu, vous ne pouvez pas vous attendre (à ce) qu'ils vous accueillent avec un grand sourire", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : pourquoi l’idée du gouvernement d’instaurer un principe « casseur/payeur » risque d’être censurée par le Conseil constitutionnel ?

Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.

Le

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le