Irma: Mélenchon pour une commission d’enquête parlementaire
Le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a prôné dimanche une commission d'enquête parlementaire sur la...

Irma: Mélenchon pour une commission d’enquête parlementaire

Le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a prôné dimanche une commission d'enquête parlementaire sur la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a prôné dimanche une commission d'enquête parlementaire sur la gestion de l'Etat en amont du passage d'Irma à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, mais aussi "plus de solidarité" internationale dans les zones confrontées aux ouragans.

Il a jugé urgent de "bien réfléchir et de bien comprendre que le changement climatique est commencé", lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3. "Des événements climatiques extrêmes vont se multiplier, notamment sur tous les territoires insulaires français. Il faut réfléchir sérieusement à ce qui vient de nous arriver, pas jeter des pierres, des gens sont en train de se dévouer", a-t-il ajouté.

Et "je proposerai qu'on fasse une commission d'enquête parlementaire pour savoir si l'on a prépositionné des forces militaires et civiles en nombre suffisant, alors qu'on savait que l'ouragan arrivait", a déclaré le député LFI des Bouches-du-Rhône.

Face aux ouragans dans cette région du monde, M. Mélenchon a également trouvé nécessaire d'identifier "les mesures que l'on peut apprendre de l'expérience que les autres ont, je pense en particulier à Cuba, qui a une très grande expérience, mais également à la Martinique et la Guadeloupe, qui savent faire".

Il s'est encore interrogé sur "les organisations de coopération dans les Caraïbes qui permettraient d'y faire face tous ensemble". "Peut-être qu'on devrait mettre des moyens en commun. La France est une grande puissance et réparera tout, mais si cela ne sera pas construit comme avant, mais il y a plein de petites îles dont personne ne va s'occuper", selon le leader des Insoumis.

Comme on lui faisait remarquer qu'Emmanuel Macron se voulait en pointe sur la défense de l'accord de Paris sur le climat, M. Mélenchon a répondu: "Tant mieux s'il se veut en pointe, mais il ne l'est guère lorsqu'il a accepté par exemple que l'accord de libre-échange avec le Canada (Ceta) -dont la commission d'enquête française a établi qu'il va aggraver les conditions climatiques (...)- s'applique alors qu'il n'a été voté par personne".

Lançant qu'"il faut arrêter de tout utiliser pour sa propagande ou sa com'", il a souligné que "le changement climatique est un événement majeur dans l'histoire de la civilisation humaine". "Tout le monde est au pied du mur, chacun pour soi ou tous ensemble. Chacun pour soi, le marché, le capitalisme, M. Macron, tous ensemble la solidarité, la France insoumise", a plaidé l'ancien candidat à la présidentielle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le