ISF et yachts: Castaner « fait confiance aux parlementaires » pour « corriger » les « anomalies »
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a déclaré mardi qu'il faisait "confiance aux parlementaires" pour répondre...

ISF et yachts: Castaner « fait confiance aux parlementaires » pour « corriger » les « anomalies »

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a déclaré mardi qu'il faisait "confiance aux parlementaires" pour répondre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a déclaré mardi qu'il faisait "confiance aux parlementaires" pour répondre aux critiques sur l'exemption de taxation de l'ISF des biens de luxe, tels les yachts, mais "sans dénaturer" la réforme de l'impôt sur la fortune.

"Moi, je fais confiance aux parlementaires pour faire des propositions qui vont dans le bon sens", a répondu sur CNews le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, interrogé sur la possibilité d'un amendement pour taxer ces biens ostentatoires.

"Il faut garder à ce nouvel impôt de solidarité sur l'immobilier son caractère simple, mais il y a effectivement des anomalies, et les yachts, les avions privés, sont autant de sujets qui peuvent faire l'objet d'une taxation", a-t-il poursuivi. "Il faut qu'on trouve cela sans dénaturer la modification de l'ISF, mais en même temps en n'acceptant pas ces abus-là d'un point de vue fiscal".

"La recette sera de toute façon assez faible sur ces sujets, mais on est dans un symbole", a-t-il noté, chiffrant à "moins d’une centaine" le nombre de jets privés, "qui sont propriété généralement des entreprises", et à "quelques dizaines" le nombre de bateaux de plus de 24 mètres.

"Il y a des emballements médiatiques à certains moments, mais il faut savoir y répondre", a encore dit M. Castaner, estimant qu'"il faut corriger ce message qui a pu être mal perçu".

"La modification de l'ISF, c'est pas un cadeau pour les riches, c'est un cadeau pour l’économie française, pour nos entreprises", a-t-il défendu face aux critiques, assurant qu'Emmanuel Macron "est au quotidien le président des pauvres, il est le président des Français".

Sous le feu des critiques, les ministres en charge de l'Economie et des Comptes publics, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, se sont déclarés ouverts dimanche à la possibilité de taxer certains "produits ostentatoires", sans remise en cause de la réforme de l'impôt sur la fortune qui ne concernera plus que le patrimoine immobilier et exonèrera les valeurs mobilières (actions et obligations, fonds d'investissement).

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le