ISF : l’évaluation « permettra de démontrer le bien-fondé » de la réforme, selon Edouard Philippe
« Nous n’avons pas peur de ce débat » sur le bilan de la réforme de l’ISF. « Nous croyons même qu’il permettra de documenter, de démontrer le bien-fondé de ce choix », selon le premier ministre, qui semble confiant sur les conclusions de l’évaluation.

ISF : l’évaluation « permettra de démontrer le bien-fondé » de la réforme, selon Edouard Philippe

« Nous n’avons pas peur de ce débat » sur le bilan de la réforme de l’ISF. « Nous croyons même qu’il permettra de documenter, de démontrer le bien-fondé de ce choix », selon le premier ministre, qui semble confiant sur les conclusions de l’évaluation.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Face à la crise des gilets jaunes, le gouvernement a reculé sur la hausse des taxes sur le carburant. En revanche, Emmanuel Macron a prévenu : pas touche à la réforme de l’ISF. Mercredi, lors du Conseil des ministres, le chef de l’Etat a mis fin aux débats qui s’installaient dans sa majorité et même jusqu’au sein du gouvernement. Il n’y aura pas de remise en cause de la réforme de l’ISF, transformée en impôt de solidarité sur la fortune (IFI).

Reste que l’exécutif va lancer un comité de suivi pour évaluer la réforme. Une décision conforme à l’annonce du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, il y a un an. Devant le Sénat, ce mercredi, lors du débat organisé sur la réponse à donner aux gilets jaunes, le premier ministre Edouard Philippe a de nouveau confirmé la mise en place de cette évaluation.

« Nous n’avons pas peur de ce débat »

Il se dit « prêt à évaluer » la réforme de l’ISF. « Nous n’avons pas peur de ce débat. Nous pensons qu’il est nécessaire. Nous croyons même qu’il permettra de documenter, de démontrer le bien-fondé de ce choix » affirme le premier ministre. Autrement dit, l’évaluation est à peine lancée, mais le premier ministre a déjà une idée sur les conclusions. Les premiers retours ne sont pas attendus avant l’automne 2019.

La réforme de l’ISF « est un choix de stratégie économique, totalement annoncé et assumé » a défendu le locataire de Matignon, affirmant « qu’il s’agissait d’un engagement pris devant les Français ». Il défend l’intérêt de la mesure dont l’objectif est de permettre l’investissement en faveur de « nos entreprises (qui) ont besoin de capital pour se développer ».

Le Sénat va lancer sa propre mission d’évaluation

Ce ne sera pas la seule évaluation. Hier, le président PS de la commission des finances du Sénat, Vincent Eblé, annonçait sur publicsenat.fr la mise en place par la Haute assemblée d’un groupe de suivi « indépendant » pour évaluer la réforme de l’ISF, et plus généralement « la fiscalité du patrimoine ».

Le socialiste a rappelé au passage les simulations que sa commission avait obtenues du ministère de l’Economie, l’an dernier. Bercy prévoyait que les effets conjugués de la réforme de l’ISF et de la « flat tax » ne créeraient que 50.000 emplois et 0,5 point de PIB… sur 20 ans.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le