ISF : l’évaluation « permettra de démontrer le bien-fondé » de la réforme, selon Edouard Philippe
« Nous n’avons pas peur de ce débat » sur le bilan de la réforme de l’ISF. « Nous croyons même qu’il permettra de documenter, de démontrer le bien-fondé de ce choix », selon le premier ministre, qui semble confiant sur les conclusions de l’évaluation.

ISF : l’évaluation « permettra de démontrer le bien-fondé » de la réforme, selon Edouard Philippe

« Nous n’avons pas peur de ce débat » sur le bilan de la réforme de l’ISF. « Nous croyons même qu’il permettra de documenter, de démontrer le bien-fondé de ce choix », selon le premier ministre, qui semble confiant sur les conclusions de l’évaluation.
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Face à la crise des gilets jaunes, le gouvernement a reculé sur la hausse des taxes sur le carburant. En revanche, Emmanuel Macron a prévenu : pas touche à la réforme de l’ISF. Mercredi, lors du Conseil des ministres, le chef de l’Etat a mis fin aux débats qui s’installaient dans sa majorité et même jusqu’au sein du gouvernement. Il n’y aura pas de remise en cause de la réforme de l’ISF, transformée en impôt de solidarité sur la fortune (IFI).

Reste que l’exécutif va lancer un comité de suivi pour évaluer la réforme. Une décision conforme à l’annonce du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, il y a un an. Devant le Sénat, ce mercredi, lors du débat organisé sur la réponse à donner aux gilets jaunes, le premier ministre Edouard Philippe a de nouveau confirmé la mise en place de cette évaluation.

« Nous n’avons pas peur de ce débat »

Il se dit « prêt à évaluer » la réforme de l’ISF. « Nous n’avons pas peur de ce débat. Nous pensons qu’il est nécessaire. Nous croyons même qu’il permettra de documenter, de démontrer le bien-fondé de ce choix » affirme le premier ministre. Autrement dit, l’évaluation est à peine lancée, mais le premier ministre a déjà une idée sur les conclusions. Les premiers retours ne sont pas attendus avant l’automne 2019.

La réforme de l’ISF « est un choix de stratégie économique, totalement annoncé et assumé » a défendu le locataire de Matignon, affirmant « qu’il s’agissait d’un engagement pris devant les Français ». Il défend l’intérêt de la mesure dont l’objectif est de permettre l’investissement en faveur de « nos entreprises (qui) ont besoin de capital pour se développer ».

Le Sénat va lancer sa propre mission d’évaluation

Ce ne sera pas la seule évaluation. Hier, le président PS de la commission des finances du Sénat, Vincent Eblé, annonçait sur publicsenat.fr la mise en place par la Haute assemblée d’un groupe de suivi « indépendant » pour évaluer la réforme de l’ISF, et plus généralement « la fiscalité du patrimoine ».

Le socialiste a rappelé au passage les simulations que sa commission avait obtenues du ministère de l’Economie, l’an dernier. Bercy prévoyait que les effets conjugués de la réforme de l’ISF et de la « flat tax » ne créeraient que 50.000 emplois et 0,5 point de PIB… sur 20 ans.

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