ISF: un texte « déséquilibré », qui peut être amélioré par les députés, pour Bayrou
Le président du MoDem François Bayrou a jugé lundi que le texte réformant l'ISF était "déséquilibré" et a souhaité que les...

ISF: un texte « déséquilibré », qui peut être amélioré par les députés, pour Bayrou

Le président du MoDem François Bayrou a jugé lundi que le texte réformant l'ISF était "déséquilibré" et a souhaité que les...
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Le président du MoDem François Bayrou a jugé lundi que le texte réformant l'ISF était "déséquilibré" et a souhaité que les députés, lors de l'examen du budget, retrouvent "la logique" défendue par Emmanuel Macron d'une "réorientation" de l'épargne au profit "de l'argent qui travaille".

"Il me semble (que le texte réformant l'ISF, ndlr) est déséquilibré (...) parce que l'argent qui est investi dans les entreprises est protégé de la même manière que l'argent qui s'investit dans le luxe, dans l'hyperconfort ou dans les coffres-forts puisque les lingots d'or eux-mêmes seraient exonérés", a déclaré M. Bayrou sur Europe 1. "Et ceci n'est pas juste".

L'ancien ministre de la Justice a cependant jugé "nécessaire" la "réorientation de l'épargne des Français vers l'entreprise", "vers l'argent qui travaille", "et non pas vers la rente, pas vers l'argent qui dort".

"Il faut retrouver la logique qu'Emmanuel Macron a défendue devant les Français et dont je sais qu'il y était attaché puisque nous avons fait la campagne ensemble", a-t-il dit.

Selon le maire de Pau, c'est aux députés "d'examiner (...) ce qui dans cette exonération de l'ISF est réellement dirigé vers les entreprises, vers les usines, vers les start-up, vers l'activité économique qui sert à créer de l'emploi".

"Ce travail là doit être fait. Ce n'est pas la même chose que l'exonération massive et générale de l'ISF qui entre en collision avec la CSG sur les retraités par exemple", a-t-il souligné.

Le projet de budget 2018 prévoit de transformer l'ISF, qui touche aujourd'hui 351.000 foyers, en "impôt sur la fortune immobilière" (IFI), de façon à exempter de taxes les valeurs mobilières et les placements (actions, assurance-vie...).

Face aux critiques dénonçant un "cadeau" fiscal pour les ménages les plus fortunés, les ministres en charge de l'Economie et des Comptes publics se sont déclarés ouverts dimanche à la possibilité de taxer certains "produits ostentatoires", tels que les yachts ou les jets privés, sans remise en cause de la réforme.

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