Le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis condamne la posture de Frédérique Vidal qui persiste à vouloir mener une enquête sur l’activisme supposé de certains universitaires.
« Islamo-gauchisme » : « Frédérique Vidal ferait bien de s’occuper de la détresse des étudiants », tance Stéphane Troussel
Le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis condamne la posture de Frédérique Vidal qui persiste à vouloir mener une enquête sur l’activisme supposé de certains universitaires.
Par Héléna Berkaoui
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Invité de la matinale de Public Sénat ce lundi, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis fustige la ministre de l’Enseignement supérieur empêtrée dans un débat sur « l’islamo-gauchisme » depuis une semaine. Malgré la fronde des universitaires, Frédérique Vidal assure, dans les colonnes du Journal du dimanche, vouloir mener une enquête dans les universités pour « distinguer les scientifiques de ceux qui nourrissent l’activisme ». Sur RTL, ce matin la ministre a aussi dit regretter cette polémique.
« La ministre ferait bien de s’occuper de la détresse des étudiants », lance le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis. « Cette sortie est incompréhensible », pour Stéphane Troussel. « La même ministre, il y a quelques mois, face au même débat, expliquait que ce n’était pas cela le problème de fond qui était posé à l’université », soulève le président du conseil départemental de Seine. Lors de l’examen du projet de loi de programmation pour la recherche, Frédérique Vidal affirmait effectivement, sur Public Sénat, qu’elle n’avait « aucun doute sur le respect des valeurs de la République dans les universités ».
Autre sujet de préoccupation pour le président du conseil départemental : la situation des étudiants. Contrairement à d’autres départements, la Seine-Saint-Denis ne dispose pas à ce jour de bureau d’aide psychologique universitaire. Il regrette dans le même temps que le gouvernement ait écarté la proposition de ses collègues socialistes à l’Assemblée nationale pour l’extension du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans. « La position du gouvernement est incompréhensible », pour Stéphane Troussel.
Fracture vaccinale : « il faut s’adapter aux réalités du territoire »
Ces dernières semaines, les communes de Seine-Saint-Denis ont constaté avec effarement qu’une partie des personnes vaccinées étaient en réalité issues d’autres départements d’Île-de-France. En cause, la fracture numérique favorisant les patients plus connectés et plus au fait des possibilités de réserver des créneaux de vaccination en ligne.
« Dans un département comme la Seine-Saint-Denis, où il y a des inégalités sociales de santé très fortes, il faut s’adapter aux réalités du territoire », appelle le président du conseil départemental du département, Stéphane Troussel. Invité de la matinale de Public Sénat ce lundi, il rappelle que la stratégie vaccinale ne peut « passer uniquement par les plateformes numériques de type Doctolib parce qu’il y a un certain nombre de personnes âgées, de plus de 75 ans, plus vulnérables, plus fragiles, plus isolées, marquées par la fracture numérique ».
« Il faut déployer une stratégie vaccinale qui va vers les populations, cette stratégie se déploie enfin, depuis quelques jours, avec l’ouverture d’un centre de vaccination à Bobigny et là les rendez-vous sont organisés à la suite d’appels téléphoniques », indique Stéphane Troussel.
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Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.
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