Capture le rudulier

Israël : le sénateur LR Stéphane Le Rudulier appelle à dissoudre LFI

Le sénateur LR, Stéphane Le Rudulier a envoyé un courrier à la Première ministre et a lancé une pétition pour la dissolution de la France Insoumise « et des partis ayant fait l’apologie du terrorisme et du Hamas ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Déjà auteur d’une proposition de loi visant à pénaliser l’antisionisme, Stéphane Le Rudulier sénateur LR et proche d’Éric Ciotti, demande également, la dissolution de la France Insoumise « et des partis ayant fait l’apologie du terrorisme et du Hamas, mouvement terroriste qui prescrit officiellement la destruction d’Israël et l’extermination des juifs ». Dans un courrier adressé à Élisabeth Borne, l’élu des Bouches du Rhône dénonce « l’existence d’une cinquième colonne du terrorisme palestinien en France » et demande la dissolution non seulement de LFI mais aussi du NPA, de la Jeune Garde, des Indigènes de la République, et de Révolution permanente.

Stéphane Le Rudulier demande aussi à la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun Pivet de lever l’immunité parlementaire des députés concernés. « A une autre époque Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch ont vu leur immunité levée pour antisémitisme », justifie-t-il.

Le sénateur a également lancé une pétition pour la dissolution de La France Insoumise et des partis faisant l’apologie du terrorisme qui a recueilli à l’heure où nous écrivons ses lignes 623 signatures.

Pour mémoire, samedi matin, dans un communiqué, le groupe parlementaire des insoumis ne parlait pas d’attaque terroriste du Hamas, classé comme tel par l’Union européenne, mais de « l’offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas », qui « intervient dans un contexte d’intensification de la politique d’occupation israélienne ». Déplorant les « morts israéliens et palestiniens », le groupe LFI dénonçait « l’escalade actuelle » et appelait à un « cessez-le-feu », appelant « toutes les parties » à « revenir à la table des négociations ».

Devant la presse, ce mardi, la cheffe des députés LFI Mathilde Panot, a affirmé que son parti ne changerait pas « d’un iota » sa position et n’a pas souhaité directement qualifier le Hamas d’organisation « terroriste », à l’inverse des autres partis de gauche : « C’est la branche armée qui est aujourd’hui responsable de crimes de guerre », a-t-elle dit à la presse.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le