IVG dans la Constitution : « S’il n’est pas voté par le Sénat, on ne lâchera pas, on fera d’autres actions » prévient le collectif #NousToutesParisNord
Alors que la proposition de loi visant à constitutionnaliser le droit à l’interruption volontaire de grossesse est débattue ce 1er février en fin d’après-midi au Sénat, le collectif féministe #NousToutesParisNord a mené une action devant les portes du palais du Luxembourg, appelant les sénatrices et sénateurs à voter pour la constitutionnalisation de l’IVG. 

IVG dans la Constitution : « S’il n’est pas voté par le Sénat, on ne lâchera pas, on fera d’autres actions » prévient le collectif #NousToutesParisNord

Alors que la proposition de loi visant à constitutionnaliser le droit à l’interruption volontaire de grossesse est débattue ce 1er février en fin d’après-midi au Sénat, le collectif féministe #NousToutesParisNord a mené une action devant les portes du palais du Luxembourg, appelant les sénatrices et sénateurs à voter pour la constitutionnalisation de l’IVG. 
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Par Lucille Gadler et Mathilde Nutarelli

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Le rendez-vous était donné à une poignée de journalistes par le collectif #NousToutesParisNord au petit matin, dans un café du 6ème arrondissement de Paris. Direction les portes du Sénat, où une action de mobilisation est menée par plusieurs militantes. « IVG dans la Constitution, balance ton cintre » pouvions-nous lire sur une banderole blanche déployée devant le Sénat, la main droite des militantes levée et colorée de peinture rouge, avec à leurs pieds une pile de cintres aspergée de faux sang. Pendant l’action, des sénatrices passent, s’arrêtent quelques instants, prennent quelques photos, et rentrent dans le Palais du Luxembourg.

« Nous demandons au Sénat de voter pour la constitutionnalisation de l’IVG, de protéger le droit des femmes à disposer de leur corps, de protéger la liberté de choix. Sénateurs et sénatrices, vous avez la responsabilité d’éviter ce qu’il s’est passé en Hongrie, en Pologne, en Espagne, en Italie ou encore aux États-Unis » ont-elles scandé. Le but pour les militantes féministes était de mettre la pression sur les sénateurs, le jour du vote à la Chambre haute de la proposition de loi visant à constitutionnaliser l’IVG.

En octobre, une proposition de loi allant dans le même sens, déposée par la sénatrice écologiste Mélanie Vogel, avait été rejetée par les sénateurs. Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, l’Assemblée nationale a adopté son propre texte, et le consensus a un peu bougé chez Les Républicains. Philippe Bas, sénateur LR de la Manche, a déposé un amendement proposant de constitutionnaliser l’IVG, sous une rédaction différente de celle proposée par le texte initial. Il a été rejeté une seconde fois en commission au Sénat, et en particulier l’amendement Bas. L’enjeu est de taille et l’issue est incertaine.

« On veut croire que la constitutionnalisation est l’outil juridique ultime pour protéger le droit à l’IVG » explique une militante #NousToutesParisNord présente sur l’action, « on aimerait que le gouvernement s’empare de la question : s’il dépose un projet de loi, les choses seraient facilitées. La stratégie, c’est également de communiquer avec le gouvernement », poursuit-elle. Le dépôt d’un projet de loi pour constitutionnaliser l’IVG, c’est également ce que demande la sénatrice socialiste et ancienne ministre Laurence Rossignol. 

« Si ça n’est pas voté par le Sénat, on ne les lâchera pas, on fera d’autres actions » ont prévenu les militantes, avant que deux d’entre elles soient interpellées par les forces de l’ordre et emmenées en garde à vue. 

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