IVG : «L’attitude du gouvernement est incompréhensible», affirme Aurélien Taché
Le député Aurélien Taché (ex-LREM), membre du groupe Écologie, démocratie et solidarité, revient sur l'adoption à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi qui permet l'allongement, de 12 à 14 semaines, du délai légal pour recourir à l'avortement. Un sujet que le gouvernement avait qualifié de sensible.

IVG : «L’attitude du gouvernement est incompréhensible», affirme Aurélien Taché

Le député Aurélien Taché (ex-LREM), membre du groupe Écologie, démocratie et solidarité, revient sur l'adoption à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi qui permet l'allongement, de 12 à 14 semaines, du délai légal pour recourir à l'avortement. Un sujet que le gouvernement avait qualifié de sensible.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Malgré les réserves du gouvernement, la proposition de loi allongeant le délai d'accès à l'IVG a été adoptée à l’Assemblée nationale. Le texte du groupe Ecologie démocratie solidarité (EDS), composé d’anciens membres de la majorité, proposant notamment d’allonger de 12 à 14 semaines l’accès à l’interruption volontaire de grossesse, a été soutenu par une majorité de députés (86 contre 59), y compris de manière large dans les rangs du mouvement présidentiel de la République en marche (48 pour, 10 contre et 4 abstentions). Deux jours avant, un nombre important de voix avait manqué au projet de loi sur le retour des néonicotinoïdes (32 députés LREM ont voté contre le texte, 36 se sont abstenus). Un signe d’émancipation des parlementaires de la majorité ?

Pour le député Aurélien Taché (EDS), l’un des anciens membres du groupe LREM, ses ex-collègues retournent aux « fondamentaux » et ont été « courageux ». « Ce groupe n’a jamais su se faire respecter, n’a jamais su affirmer son identité politique, et a laissé le gouvernement, à chaque fois, l’empêcher d’aller au bout des propositions qu’il aurait souhaité faire lui-même […] On va rejouer notre rôle de parlementaire », s’est-il exclamé dans l’émission Parlement hebdo.

Le parlementaire a fustigé le « réflexe conservateur » de l’exécutif, lui qui craignait l’aspect clivant de ce texte sur l’IVG. « On a été élu sur l’idée que justement on allait faire reculer les conservatismes. C’est aujourd’hui l’attitude du gouvernement qui est incompréhensible par rapport à l’électorat de 2017. On a bien compris que l’électorat de 2017 n’intéressait plus le président de la République et le gouvernement, qu’il veut en chercher un autre pour 2022 », a fustigé l’ancien socialiste.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le