« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA
Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa...

« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa formation à l'École nationale d'administration (ENA), "une école de la République" qu'il refuse "d'attaquer".

"J'ai la tête d'un moule? Vous trouvez? Je vous donne le sentiment d'être fait dans un moule? Ben, l'ENA ce n'est pas un moule, c'est un moule pour qui veut le devenir", a déclaré à la presse l'ancien ministre, lors de sa visite du marché Saint-Pierre dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, après qu'un passant lui a reproché d'être "un produit du système".

"Avant que ce soit l'ENA, c'était quoi? C'était le recrutement par copinage, par concours de bonnes manières, parce qu'on avait un parent ou un cousin qui était déjà dans la fonction publique. Moi, je préfère les concours de la République, ils sont méritocratiques", a considéré M. Macron, interrogé par l'AFP.

Voulant "défendre" cette école prestigieuse, l'ex-ministre de l'Économie a préféré dénoncer le système scolaire actuel "plus déterministe qu'il y a vingt ans".

"Le vrai scandale, ce n'est pas l'ENA. C'est qu'il y a moins d'enfants de paysans ou d'ouvriers qui arrivent à l'ENA. Les épreuves qui sont mises au concours d'entrée parfois creusent encore ces injustices. C'est contre ça que je veux me battre", a-t-il fait valoir, avant de pointer du doigt "certains hauts fonctionnaires trop protégés".

"Ça, il faut le revoir mais pas en les stigmatisant. Il faut simplement qu'ils aient les mêmes règles que les autres, qu'ils aillent prendre aussi des risques", a estimé M. Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget 2027 : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement
6min

Politique

« Une récession n’est pas à exclure » : la rapporteure générale du budget au Sénat tire à boulets rouges sur le scénario du gouvernement

Dans son rapport sur les grands équilibres du budget 2027, la sénatrice Christine Lavarde (LR) se montre extrêmement critique sur la stratégie budgétaire du gouvernement. Le redressement budgétaire est « à l’arrêt », selon elle, est repose trop sur les prélèvements obligatoires, plutôt que sur les économies. Le scénario macroéconomique est par ailleurs « trop optimiste » à ses yeux, ce qui ouvre la porte à une « nouvelle désillusion ».

Le

Gerard Larcher re-elected President of the Senate
3min

Politique

Présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre : doublé par le gouvernement, le groupe RN « ne se laissera pas déstabiliser par les mesquineries d’un exécutif crépusculaire »

Mardi soir en conférence des présidents du Sénat, le gouvernement a réservé une surprise au nouveau groupe RN-UDR en décidant d’inscrire, le 19 novembre, dans son temps réservé, l’examen de la proposition de loi visant à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Un texte que le groupe présidé par Edwige Diaz avait pourtant inscrit dans sa niche parlementaire prévue le 10 décembre. La sénatrice dénonce le « sectarisme » et les « calculs politiciens » du gouvernement.

Le

« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA
3min

Politique

Hausse de TVA sur les abonnements de Canal+ : la ministre de la Culture « vigilante sur les conséquences de cette évolution » pour le financement du cinéma français

Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.

Le