« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA
Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa...

« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron s'est défendu samedi à Clermont-Ferrand d'être entré "dans un moule" lors de sa formation à l'École nationale d'administration (ENA), "une école de la République" qu'il refuse "d'attaquer".

"J'ai la tête d'un moule? Vous trouvez? Je vous donne le sentiment d'être fait dans un moule? Ben, l'ENA ce n'est pas un moule, c'est un moule pour qui veut le devenir", a déclaré à la presse l'ancien ministre, lors de sa visite du marché Saint-Pierre dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, après qu'un passant lui a reproché d'être "un produit du système".

"Avant que ce soit l'ENA, c'était quoi? C'était le recrutement par copinage, par concours de bonnes manières, parce qu'on avait un parent ou un cousin qui était déjà dans la fonction publique. Moi, je préfère les concours de la République, ils sont méritocratiques", a considéré M. Macron, interrogé par l'AFP.

Voulant "défendre" cette école prestigieuse, l'ex-ministre de l'Économie a préféré dénoncer le système scolaire actuel "plus déterministe qu'il y a vingt ans".

"Le vrai scandale, ce n'est pas l'ENA. C'est qu'il y a moins d'enfants de paysans ou d'ouvriers qui arrivent à l'ENA. Les épreuves qui sont mises au concours d'entrée parfois creusent encore ces injustices. C'est contre ça que je veux me battre", a-t-il fait valoir, avant de pointer du doigt "certains hauts fonctionnaires trop protégés".

"Ça, il faut le revoir mais pas en les stigmatisant. Il faut simplement qu'ils aient les mêmes règles que les autres, qu'ils aillent prendre aussi des risques", a estimé M. Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

« J’ai la tête d’un moule? »: Macron défend l’ENA
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le