J. Sauvage: Hamon veut une frontière plus « étanche » entre justice et politique
Benoît Hamon, qui avait écrit au président de la République pour demander la grâce de Jacqueline Sauvage, a estimé vendredi, qu'...

J. Sauvage: Hamon veut une frontière plus « étanche » entre justice et politique

Benoît Hamon, qui avait écrit au président de la République pour demander la grâce de Jacqueline Sauvage, a estimé vendredi, qu'...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Benoît Hamon, qui avait écrit au président de la République pour demander la grâce de Jacqueline Sauvage, a estimé vendredi, qu'"à l'avenir", "plus la frontière sera étanche entre le judiciaire et le politique, mieux ce sera".

"Je jugeais qu'en l'espèce, ce droit de grâce existant, elle méritait d'être graciée. Cela étant dit, je crois qu'à l'avenir, pour ce qui relève du fonctionnement de nos institutions, plus la frontière sera étanche entre le judiciaire et le politique, mieux ce sera", a déclaré sur RTL le candidat à la primaire organisée par le PS.

M. Hamon, qui appelle comme son concurrent à la primaire Arnaud Montebourg, à une VIe République, dénonce régulièrement la "monarchie républicaine", mais s'était engagé en faveur d'une grâce présidentielle de Mme Sauvage, condamnée à 10 ans de prison pour le meurtre de son mari violent.

Dans une tribune publiée lundi dernier dans Libération, il avait interpellé le président de la République, qui a finalement accordé la grâce totale à Mme Sauvage mercredi.

S'il a salué vendredi la "décision mûrie" de M. Hollande, le candidat a aussi jugé "plutôt sain" de souhaiter "qu'on sépare ce qui relève de la justice, et ce qui relève de la politique".

Partager cet article

Dans la même thématique

J. Sauvage: Hamon veut une frontière plus « étanche » entre justice et politique
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le