Jacob en appelle à Macron pour que « les droits de l’opposition soient respectés »
Christian Jacob, président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée, "en appelle clairement au président de la République"...

Jacob en appelle à Macron pour que « les droits de l’opposition soient respectés »

Christian Jacob, président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée, "en appelle clairement au président de la République"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Christian Jacob, président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée, "en appelle clairement au président de la République" pour que "les droits de l'opposition soient respectés", après l'élection du "constructif" Thierry Solère aux dépens du LR Eric Ciotti à la questure du Palais Bourbon.

"J'en appelle clairement aujourd'hui au président de la République, garant de nos institutions, pour que les droits de l'opposition soient respectés", a déclaré M. Jacob sur CNEWS.

"Cette élection est une supercherie avec un individu qui a menti à son propre groupe". "M. Solère a trompé et menti, y compris à son propre groupe parlementaire. Interrogez les UDI qui sont avec lui, ils ont découvert cette manœuvre, composée avec Richard Ferrand, président du groupe En Marche, pour truster tous les postes", s'est insurgé le député de Seine-et-Marne.

"Thierry Solère est clairement dans la majorité. Il a fait campagne en appelant à donner une majorité au président Macron, c'était sur ses tracts, ses affiches. Il a annoncé qu'il voterait la confiance. Il ne peut pas se prétendre représentant de l'opposition", a ajouté M. Jacob.

"Toutes les démocraties fonctionnent en respectant les droits de l'opposition". "Les questeurs, ça n'est pas de l'hôtellerie. C'est un poste éminemment important sur la gestion et le contrôle des dépenses de notre assemblée. Et il y en a toujours deux de la majorité et un de l'opposition pour s'assurer et permettre qu'il y ait un contrôle objectif de la situation", a-t-il dit.

Au sujet de la décision de M. Macron de s'adresser devant le parlement réuni en Congrès à Versailles à la veille de la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe à l'Assemblée, M. Jacob y a vu "un vrai sujet de confiance" entre les deux têtes de l'exécutif.

"Le président de la République vient faire un discours, nous ne pouvons pas lui répondre directement, il n'assiste pas, ne peut pas être présent au moment où les groupes lui répondent. Donc on va répondre au Premier ministre qui lui-même interviendra le lendemain. Tout cela est assez invraisemblable".

Partager cet article

Dans la même thématique

Jacob en appelle à Macron pour que « les droits de l’opposition soient respectés »
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le