Jacqueline Gourault sera la « Madame Corse » du gouvernement
La ministre Jacqueline Gourault assurera la fonction informelle de "Madame Corse" au sein de l'exécutif, après la victoire des...

Jacqueline Gourault sera la « Madame Corse » du gouvernement

La ministre Jacqueline Gourault assurera la fonction informelle de "Madame Corse" au sein de l'exécutif, après la victoire des...
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La ministre Jacqueline Gourault assurera la fonction informelle de "Madame Corse" au sein de l'exécutif, après la victoire des nationalistes lors des élections territoriales sur l'île, a-t-on appris mardi de sources gouvernementales, confirmant une information de Corse Matin.

"C'est Mme Gourault qui sera la +Madame Corse+ du gouvernement, ça ne sera pas un conseiller dans un cabinet. C'est la ministre qui suivra spécifiquement le dossier corse", a indiqué à l'AFP une de ces sources.

"C'est une femme de dialogue, qui connaît bien les enjeux des collectivités", a souligné cette personne.

Autre avantage, selon l'exécutif: Mme Gourault, qui dépend du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, a principalement la responsabilité des collectivités, et non celle de la sécurité publique.

Une seconde source gouvernementale a confirmé à l'AFP que Mme Gourault assurerait cette mission, dont les contours exacts restent à préciser.

"Comme tous les sujets, le sujet de la Corse sera traité d'abord par la ministre, puis en interministériel", selon une des sources gouvernementales.

Forts de leur triomphe dimanche aux élections territoriales, les nationalistes corses attendent l'ouverture rapide de négociations avec Paris sur une plus grande autonomie politique de l'île, l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni brandissant la menace de manifestations s'ils ne sont pas entendus.

Autonomie renforcée, statut de résident, co-officialité de la langue corse et amnistie des "prisonniers politiques" sont les priorités des nationalistes.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a fermé la porte mardi matin à deux revendications des nationalistes, rejetées à Paris: la "co-officialité" de la langue corse avec le français et l'amnistie des militants nationalistes condamnés.

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