Jadot demande à Macron de ne pas faire ratifier le CETA
Yannick Jadot, député européen écologiste, demande au président Emmanuel Macron de ne pas faire ratifier le Ceta par le Parlement...

Jadot demande à Macron de ne pas faire ratifier le CETA

Yannick Jadot, député européen écologiste, demande au président Emmanuel Macron de ne pas faire ratifier le Ceta par le Parlement...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Yannick Jadot, député européen écologiste, demande au président Emmanuel Macron de ne pas faire ratifier le Ceta par le Parlement et de stopper la négociation avec le Mercosur, dans une lettre publiée mardi sur le site de L'Obs (nouvelobs.com).

"Si nous voulons que l’Europe porte un projet global de coopération, de solidarité et de gestion des biens communs planétaires, commençons par stopper ces accords détestables. Vous en avez le pouvoir: demandez à votre majorité à l’Assemblée de ne pas ratifier le Ceta et stoppez la négociation avec le Mercosur", écrit M. Jadot dans cette lettre.

Le Ceta, traité de libre-échange UE-Canada, "c'est l'importation de gaz de schiste et de carburant issu des sables bitumineux, les pétroles les plus polluants", ou encore des "risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM et aux perturbateurs endocriniens", affirme le député.

Quant au Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), avec lequel Bruxelles projette également de signer un accord, c'est notamment "près de 100% de soja transgénique".

La démarche de l'élu EELV intervient alors que M. Macron doit s'exprimer devant le Parlement de Strasbourg, et que le Premier ministre canadien Justin Trudeau doit au même moment prendre la parole devant les députés français.

"Vous n’avez eu de cesse d’afficher votre ambition pour l’Europe, arguant, à raison, que seul cet échelon offrirait une protection suffisante pour les droits sociaux et environnementaux de nos concitoyens", affirme également M. Jadot.

Mais "pendant que vous prétendez, ici, construire l’Europe de demain", M. Trudeau "chez nous, à l’Assemblée Nationale, en sape les fondements, pour être certain que jamais l’Europe n’aura les capacités de faire face aux lobbys", insiste-t-il.

"Aussi, je m'interroge: faites-vous preuve d'une incroyable naïveté - ce dont je doute - ou tentez-vous d'enrober le cynisme de cette politique, de belles paroles ? Comment pouvez-vous prétendre défendre une Europe qui protège et dans le même oeuvrer à imposer ces accords de libre échange qui vont la détruire ?".

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le