« Je confirme mon mot de polyphonie », affirme Sophie Primas, « nous sommes un gouvernement avec des avis différents »

« Le premier ministre nous laisse nous exprimer sur les sujets. En revanche, une fois qu’ils sont tranchés, nous nous rangeons derrière l’avis du gouvernement », explique la porte-parole du gouvernement, après le recadrage de François Bayrou sur la question de l’interdiction du port du voile dans les compétitions sportives.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

De la polyphonie à la cacophonie ? Interrogée au micro de Public Sénat, en marge des questions d’actualité au gouvernement de la Haute assemblée, sur les tensions entre ministres, ces derniers jours, autour de la question de l’interdiction du voile dans les compétitions sportives, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, minimise ces divergences, qui ont mené à un recadrage des ministres par François Bayrou. C’est elle qui avait employé le terme de « polyphonie » pour justifier les précédents désaccords exprimés au sein de l’équipe gouvernementale.

« Je confirme mon mot de polyphonie, c’est-à-dire que dans cette situation politique particulière, notamment constituée par la situation à l’Assemblée nationale, nous sommes un gouvernement avec des avis différents. Nous ne renonçons pas à nos convictions. C’est la raison pour laquelle le premier ministre nous laisse nous exprimer sur les sujets. En revanche, une fois qu’ils sont tranchés, nous nous rangeons derrière l’avis du gouvernement », explique Sophie Primas ce mercredi.

Sur le voile dans le sport, « le gouvernement a tranché, il n’y a plus de sujet », soutient la porte-parole, qui confirme que le texte sur le sujet, déjà voté par le Sénat, sera examiné par les députés. Encore faut-il lui trouver une place dans le calendrier parlementaire. « Il y a un gros embouteillage dans l’agenda de l’Assemblée nationale, mais cette proposition de loi sera inscrite, c’est l’engagement du premier ministre », assure l’ancienne sénatrice LR des Yvelines.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

« Je confirme mon mot de polyphonie », affirme Sophie Primas, « nous sommes un gouvernement avec des avis différents »
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

« Je confirme mon mot de polyphonie », affirme Sophie Primas, « nous sommes un gouvernement avec des avis différents »
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le