« Je confirme mon mot de polyphonie », affirme Sophie Primas, « nous sommes un gouvernement avec des avis différents »

« Le premier ministre nous laisse nous exprimer sur les sujets. En revanche, une fois qu’ils sont tranchés, nous nous rangeons derrière l’avis du gouvernement », explique la porte-parole du gouvernement, après le recadrage de François Bayrou sur la question de l’interdiction du port du voile dans les compétitions sportives.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

De la polyphonie à la cacophonie ? Interrogée au micro de Public Sénat, en marge des questions d’actualité au gouvernement de la Haute assemblée, sur les tensions entre ministres, ces derniers jours, autour de la question de l’interdiction du voile dans les compétitions sportives, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, minimise ces divergences, qui ont mené à un recadrage des ministres par François Bayrou. C’est elle qui avait employé le terme de « polyphonie » pour justifier les précédents désaccords exprimés au sein de l’équipe gouvernementale.

« Je confirme mon mot de polyphonie, c’est-à-dire que dans cette situation politique particulière, notamment constituée par la situation à l’Assemblée nationale, nous sommes un gouvernement avec des avis différents. Nous ne renonçons pas à nos convictions. C’est la raison pour laquelle le premier ministre nous laisse nous exprimer sur les sujets. En revanche, une fois qu’ils sont tranchés, nous nous rangeons derrière l’avis du gouvernement », explique Sophie Primas ce mercredi.

Sur le voile dans le sport, « le gouvernement a tranché, il n’y a plus de sujet », soutient la porte-parole, qui confirme que le texte sur le sujet, déjà voté par le Sénat, sera examiné par les députés. Encore faut-il lui trouver une place dans le calendrier parlementaire. « Il y a un gros embouteillage dans l’agenda de l’Assemblée nationale, mais cette proposition de loi sera inscrite, c’est l’engagement du premier ministre », assure l’ancienne sénatrice LR des Yvelines.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Problème, son projet nécessite de réviser la Constitution, et le sénateur de Vendée a déjà essayé, sans y parvenir ces dernières années.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le

« Je confirme mon mot de polyphonie », affirme Sophie Primas, « nous sommes un gouvernement avec des avis différents »
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le

France Drugging Trial
3min

Politique

Condamnation de Joël Guerriau : Gérard Larcher a promis à Sandrine Josso de développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher a reçu l’élue mercredi soir pendant une heure. Le président du Sénat s’est engagé à développer les formations à la lutte contre les violences sexuelles auprès des sénateurs.

Le