« Je crains que Richard Ferrand soit le serviteur zélé du Président de la République » déclare Boris Vallaud
Invité de Parlement Hebdo, sur Public Sénat et LCP-AN, Boris Vallaud , député du Parti socialiste, est revenu sur l’élection de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée nationale et craint que cette élection « s’accommode mal de l’exigence d’indépendance » de cette institution

« Je crains que Richard Ferrand soit le serviteur zélé du Président de la République » déclare Boris Vallaud

Invité de Parlement Hebdo, sur Public Sénat et LCP-AN, Boris Vallaud , député du Parti socialiste, est revenu sur l’élection de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée nationale et craint que cette élection « s’accommode mal de l’exigence d’indépendance » de cette institution
Public Sénat

Par Yann Quercia

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Sans surprise, Richard Ferrand a été élu président de l'Assemblée nationale le mercredi 12 septembre et succède ainsi à François de Rugy. Élu avec 254 voix, son élection  n'a pas été aussi large que prévue et laisse apparaître des failles dans la majorité. Boris Vallaud est revenu sur cette élection : « Je ne sais pas si c’est un début de division. Il y avait un scénario qui s‘annonçait sans surprise. La première est qu’il y avait deux candidats dans la majorité. Ensuite Richard Ferrand fait 100 voix de moins que François de Rugy, et il y a également moins de votants. Je crois qu'une partie de la majorité signifie à Richard Ferrand qu'il faut faire vivre le débat démocratique jusque dans ses rangs. »

Le député socialiste s’est montré inquiet quant au travail des députés l’Assemblée et souhaiterait que Richard Ferrand s’oppose à la réforme constitutionnelle : « Ce que l’on attend d’un Président de l’Assemblée nationale est qu’il défende son institution. Cela signifierait que Richard Ferrand devrait s’opposer largement à la réforme institutionnelle qu’il a largement défendue jusqu’ici. Nous avons besoin que les droits de l’opposition soient plus importants et mieux respectés. Il serait opportun que d’autres commissions soient présidées par un membre de l’opposition pour qu’il y ait cette vitalité démocratique. Il faut mieux organiser le travail parlementaire car nous travaillons bien souvent mal et donc la démocratie n’est pas bien accomplie. »

Borris Vallaud conclut en faisant part de son inquiétude quant à la manière de Richard Ferrand d’exercer son rôle de Président de l’Assemblée nationale : « Je crains que Richard Ferrand soit le serviteur du Président de la République car il est de la majorité et un compagnon de route du Président. Cela s’accommode mal de l’exigence d’indépendance de notre institution »

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