« Je ne me reconnais plus dans les Républicains » déclare la sénatrice Fabienne Keller
Soutien d’Alain Juppé pendant la campagne présidentielle, la sénatrice Fabienne Keller a vivement réagi à l’interview de Laurent Wauquiez

« Je ne me reconnais plus dans les Républicains » déclare la sénatrice Fabienne Keller

Soutien d’Alain Juppé pendant la campagne présidentielle, la sénatrice Fabienne Keller a vivement réagi à l’interview de Laurent Wauquiez
Public Sénat

Par Yann Quercia et Jordan Klein

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les explications de Laurent Wauquiez suite à la polémique autour de ses propos ne semblent pas avoir convaincu l’ensemble des Républicains. La position du président des Républicains a provoqué une série de départs au sein du parti de droite. Dominique Bussereau, Élisabeth Morin Chartier ont annoncé sur Twitter qu’ils quittaient le parti Les Républicains

Déjà membre du mouvement « Agir,la droite constructive", la sénatrice Fabienne Keller s’est montrée très virulente sur Twitter envers Laurent Wauquiez

 

« Ce nouveau scandale va encourager d’autres élus à prendre leur distance »

La Sénatrice revient ce matin au micro de Public Sénat sur l’interview du Président des Républicains : « C’est incroyable qu’il assume pleinement ses propos à l’exception des paroles envers Nicolas Sarkozy. » Elle ajoute : « Ce double langage est à l’opposé de ce que les Français souhaitent, c'est-à-dire une France qui se réforme. »

Fabienne Keller est également revenue sur le départ de Dominique Bussereau du parti  Les Républicains et appelle d’autres élus à rejoindre le mouvement Agir : « Nous sommes nombreux à avoir pris beaucoup de recul par rapport aux Républicains. Ce nouveau scandale va encourager d’autres élus à prendre leurs distances. C’est pourquoi, avec les cofondateurs d’Agir, nous les encourageons à nous rejoindre pour travailler.»

A la question de savoir si elle comptait quitter le parti, elle répond : « Pour ma part je ne me reconnais plus dans les Républicains tels que présentés par Laurent Wauquiez ces derniers jours. Avec beaucoup de collègues, nous en parlons pour refonder une autre dynamique de la droite et du centre. »

« Des propos inadmissibles envers Alain Juppé »

Enfin Fabienne Keller déplore les attaques contre Alain Juppé : « Alain Juppé comme Valérie Pécresse ou Nicolas Sarkozy, a fait l’objet de propos inadmissibles de la part de Laurent Wauquiez. Il critique ceux avec qui il a travaillé en tant que ministre. Alain Juppé est sûrement très déçu par ses expressions injustement portées à la ville de Bordeaux. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Patrouille Police municipale a velo a Cannes
7min

Politique

Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

Le parquet a annoncé, mercredi, la suspension de quatre policiers municipaux de Carcassonne après la diffusion d'une vidéo les mettant en cause pour des propos racistes. L'un d'eux, membre du service d'ordre du RN, a été exclu du parti. Manquement à leur devoir de neutralité et aux conditions d'honorabilité attachées à leurs missions, infraction pénale… que risquent ces agents ?

Le

« Je ne me reconnais plus dans les Républicains » déclare la sénatrice Fabienne Keller
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le