« Je ne vois pas comment on règle le problème du pouvoir d’achat avec un référendum » estime Pierre Ouzoulias
Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, réagit à la possibilité d’un référendum le jour des élections européennes.  

« Je ne vois pas comment on règle le problème du pouvoir d’achat avec un référendum » estime Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, réagit à la possibilité d’un référendum le jour des élections européennes.  
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron envisagerait d’organiser un référendum le jour des élections européennes. Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine n’est pas convaincu du bien-fondé de ce projet : « Je ne vois pas comment on règle le problème du pouvoir d’achat avec un référendum (…) L’Europe, c’est un sujet important et cela mérite que toute l’élection (…) soit consacrée au sujet européen. Et pas uniquement aux sujets franco-français (…)  Je ne comprends pas la stratégie du président si ce n’est (…) d’allumer des contre-feux un peu partout pour perdre les gens. »

Interrogé sur la nécessité de consulter le peuple sur la réforme des institutions, le sénateur communiste répond : « On peut toujours consulter le peuple Il faut faire très attention. Regardez le Brexit en Grande-Bretagne (…) Il ne suffit pas de poser une question, il faut aussi proposer au peuple des solutions. Donc, là, moi j’attends que le gouvernement nous dise (…) quelles sont les solutions qu’il propose pour sortir de la crise sociale. »  

Et il ajoute : « Il faut que les Français et les Françaises comprennent exactement quel est le projet du Président (…) Le projet est simple : c’est renforcer les pouvoirs du président (…) Avec cent sénateurs de moins, il n’y aura plus d’affaire Benalla. Ce sera réglé (…) Ce qui est important aujourd’hui, c’est qu’il y ait des contre-pouvoirs, au pouvoir omnipotent du président (…) Il faut renforcer les pouvoirs du Parlement. Et on ne le fait pas en diminuant le nombre de sénateurs. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

« Je ne vois pas comment on règle le problème du pouvoir d’achat avec un référendum » estime Pierre Ouzoulias
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

« Je ne vois pas comment on règle le problème du pouvoir d’achat avec un référendum » estime Pierre Ouzoulias
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le