« Je serai un parlementaire de combat » : le nouveau sénateur PS Yan Chantrel fait ses premiers pas dans l’hémicycle
Elu sénateur PS des Français de l’étranger le 26 septembre, Yan Chantrel a participé mercredi à sa première séance de questions au gouvernement. Auprès de Public Sénat, il confie sa volonté de lutter contre « l’extrême-droitisation de la vie politique ».

« Je serai un parlementaire de combat » : le nouveau sénateur PS Yan Chantrel fait ses premiers pas dans l’hémicycle

Elu sénateur PS des Français de l’étranger le 26 septembre, Yan Chantrel a participé mercredi à sa première séance de questions au gouvernement. Auprès de Public Sénat, il confie sa volonté de lutter contre « l’extrême-droitisation de la vie politique ».
Romain David

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Il a pris pour la première fois la parole devant ses collègues. Fraîchement élu sénateur représentant les Français établis hors de France, Yan Chantrel est intervenu lors de la séance de questions au gouvernement au Palais du Luxembourg mercredi, réclamant à Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, des comptes sur la baisse des moyens alloués à la recherche ces dernières années. « C’est un baptême du feu, d’autant plus que je suis arrivé il y a deux jours du Canada, avec un petit décalage horaire », a confié l’élu à sa sortie de l’hémicycle, au micro de Public Sénat. « Mais je pense qu’il est important d’être immédiatement dans l’action, pour mes compatriotes ».

« Je serai un parlementaire de combat », assure celui qui a été préféré par le Parti socialiste à Ségolène Royal. Ce parlementaire compte bien affirmer sa place au sein de l’opposition de gauche, fustigeant déjà le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron : « Quand je vois ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui, c’est une dégradation forte de toutes les politiques publiques, des services publiques et une libéralisation accrue », déplore-t-il.

Ramener « la réalité vécue par nos compatriotes » au cœur des débats

Toujours auprès de Public Sénat, Yan Chantrel esquisse deux axes de travail qui lui tiennent à cœur. « Me battre contre l’extrême-droitisation de la vie politique », explique-t-il. Il dénonce à ce propos la qualité des débats publics à six mois de l’élection présidentielle, largement accaparés par la candidature présumée d’Éric Zemmour. « Les débats tournent autour de sujets de déviation des vrais problèmes. Je pense qu’il est important de parler de la réalité vécue par nos compatriotes. Ça n’est pas l’immigré le problème, le problème c’est la fiche de paie, les conditions sociales… C’est à cela qu’il faut répondre ! », insiste l’élu.

Autre thématique qui lui tient à cœur : la démocratie participative, dont il aimerait qu’elle occupe une place plus importante au sein des institutions, et notamment de la Seconde Chambre. « Il faudrait que cette institution soit ouverte à la parole citoyenne », estime Yan Chantrel. « C’est un axe important pour moi. La vie politique est parfois un peu déconsidérée par les citoyens, et il faut les réimpliquer en leur permettant d’ouvrir les espaces », martèle le nouveau sénateur, qui siégera à la commission de la culture, de l’éducation et de la communication.

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