C’est fait, ou presque. Bruno Retailleau s’apprête à déclarer officiellement sa candidature à l’élection présidentielle 2027. Le président LR va en faire l’annonce ce jeudi, à 18 heures, sur les réseaux sociaux, a-t-on appris de source proche du sénateur de Vendée, confirmant une information de France Info, Le Figaro et l’AFP. Une déclaration suivie d’une invitation au 20 heures de TF1 ce soir, puis d’un entretien dans Le Figaro Magazine.
« Une campagne qui doit d’abord rassembler notre famille politique »
L’ancien ministre de l’Intérieur a tenu à en faire, au préalable, la confidence auprès de quelques proches soutiens. « Je tenais à t’informer personnellement que je m’apprête à déclarer ma candidature à l’élection présidentielle. C’est une décision que j’ai beaucoup mûrie et je pense que le moment est venu pour notre famille politique d’indiquer aux Français un nouveau chemin, axé sur l’ordre, la prospérité et la fierté française », a écrit Bruno Retailleau, selon le SMS dont publicsenat.fr a obtenu copie.
« Je suis prêt à porter ce projet mais cette aventure ne peut être que collective. J’ai besoin de toi, de ton soutien et de ton implication personnelle dans une campagne qui doit d’abord rassembler notre famille politique, ses adhérents et ses sympathisants, et puis tous les Français qui veulent le redressement de notre pays. Ils sont majoritaires et nous pouvons les convaincre ! » lance l’ancien président du groupe LR du Sénat.
« Dans sa tête, il avait décidé d’être candidat il y a plusieurs mois »
Après les débats interminables sur le budget, qui ont saturé l’espace médiatique et empêchaient toute déclaration, plusieurs de ses soutiens le pressaient de se lancer, sans attendre les municipales. « Il y avait une fenêtre de tir, il aurait eu tort de ne pas la prendre », confie un parlementaire LR retailliste. « On était plusieurs à le pousser, depuis plusieurs semaines, à ne plus tarder pour annoncer sa candidature », ajoute un autre proche.
Après un moment d’hésitation, la décision a été prise en réalité il y a plusieurs mois. « C’est une décision lourde, qui engage toute la personne. Ce n’est pas quelqu’un d’hésitant, c’est quelqu’un de raisonné, qui pèse le pour et le contre. Il y a eu ce moment, il y a environ un an, quand il était encore ministre de l’Intérieur, où il se posait la question. Puis ce cap est passé. Dans sa tête, il avait décidé d’être candidat il y a plusieurs mois », confie un proche, qui ajoute : « La seule question qui se posait, ce n’était pas s’il allait être candidat, mais quand ». C’est fait.