Jean-Baptiste Djebbari, un pilote aux Transports
Le député de la Haute-Vienne Jean-Baptiste Djebbari, nommé secrétaire d'Etat aux Transports, est un ex-pilote de ligne, qui a...

Jean-Baptiste Djebbari, un pilote aux Transports

Le député de la Haute-Vienne Jean-Baptiste Djebbari, nommé secrétaire d'Etat aux Transports, est un ex-pilote de ligne, qui a...
Public Sénat

Par Anne Pascale REBOUL

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député de la Haute-Vienne Jean-Baptiste Djebbari, nommé secrétaire d'Etat aux Transports, est un ex-pilote de ligne, qui a rapidement su se rendre incontournable dans le domaine des mobilités à l'Assemblée nationale.

Mâchoire carrée, débit de mitraillette, des ambitions affichées... A 37 ans, ce porte-parole du groupe des "marcheurs" à l'Assemblée est devenu un habitué des plateaux de télé.

Pour son baptême du feu au gouvernement, il devra défendre dès le 10 septembre le tentaculaire projet de loi sur les mobilités, qui passe en nouvelle lecture au Palais Bourbon.

Elu député pour la première fois en 2017, il s'est fait connaître comme rapporteur du projet de réforme ferroviaire en 2018. Il s'entend bien avec la ministre des Transports d'alors Elisabeth Borne, et a mis de l'huile dans les rouages avec les syndicats de la SNCF, si bien que son nom circulait récemment parmi les successeurs possibles à Guillaume Pepy à la tête de l'entreprise ferroviaire.

Adepte des propositions chocs, il a suggéré récemment que les autoroutes reviennent dans le giron de l'Etat à la fin des concessions actuelles. L'anticipation des recettes des péages permettrait de financer dès à présent les infrastructures de transport, dont les besoins sont criants.

Actif également au mouvement La République en marche, Jean-Baptiste Djebbari a pris en début d'année la responsabilité de sa stratégie de financement, avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales, à commencer par les municipales de mars 2020.

- Demi de mêlée -

Lui-même avait fait planer le suspense sur une possible candidature à Limoges. "Nous avons impulsé une dynamique sur un territoire qui est en rattrapage à tous les niveaux. Il est essentiel de poursuivre notre engagement", plaidait il y a quelques semaines cet élu venu de la gauche.

Issu d'une famille modeste aux racines berbères lointaines, ce natif de Melun a suivi une prépa maths sup et spé avant d'intégrer l'Ecole nationale de l'Aviation civile (ENAC).

Après avoir débuté comme contrôleur aérien, il est devenu pilote puis directeur des opérations pour une société spécialisée dans les vols d'affaires. Le jeune homme multicarte a été également expert judiciaire aéronautique.

Travaillant en 2015 à la création d’une compagnie aérienne interrégionale, il a rencontré Emmanuel Macron alors ministre, et s'est engagé dans sa campagne.

A ses heures, Jean-Baptiste Djebbari joue au rugby, au poste de demi de mêlée. Il devait être le capitaine du XV parlementaire, qui réunit des élus de tous bords, lors de la Coupe du monde des parlementaires ce mois-ci au Japon.

Pas sectaire, le député était fin août à l'université d'été de La France insoumise pour débattre de "l'urgence écologique". Il prône une "écologie du réel", qui "se fait territoire par territoire, filière par filière".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le