Jean-Baptiste Lemoyne : « Macron, c’est l’alternance au carré »
Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur de l’Yonne et premier parlementaire LR à s’être mis « en marche », était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Pour lui, le gouvernement Philippe, dont la composition a été annoncée hier, est « idéal ». Il salue les « promesses » tenues par Emmanuel Macron.

Jean-Baptiste Lemoyne : « Macron, c’est l’alternance au carré »

Jean-Baptiste Lemoyne, sénateur de l’Yonne et premier parlementaire LR à s’être mis « en marche », était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Pour lui, le gouvernement Philippe, dont la composition a été annoncée hier, est « idéal ». Il salue les « promesses » tenues par Emmanuel Macron.
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Par Alice Bardo

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Hier, le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a dévoilé les noms des 22 ministres et secrétaires d’État qui composent le gouvernement Philippe. « On a enfin l’incarnation de ce gouvernement idéal qu’attendent les Français », se réjouit Jean-Baptiste Lemoyne. Le sénateur de l’Yonne est dithyrambique : il y a de « très beaux profils » qui sont de « parfaits connaisseurs capables d’arbitrer le projet d’Emmanuel Macron ». « Un beau mélange », ajoute-t-il en référence à la présence à la fois de personnalités politiques de droite et de gauche et d’autres issues de la société civile.

« On a enfin l’incarnation de ce gouvernement idéal qu’attendent les Français » se réjouit Lemoyne
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Pour lui, le Président a tenu sa promesse d’un renouveau politique en intégrant neuf « nouveaux visages ». Il souligne notamment la présence de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, un « spécialiste et connaisseur de la machine de la rue de Grenelle » car successivement directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Éducation nationale (2006/2007) puis directeur général de l’enseignement scolaire de ce ministère de 2009 à 2012.

« Macron c’est l’alternance au carré »

Le renouveau, Jean-Baptiste Lemoyne le voit y compris dans la personne de Gérard Collomb, nommé ministre de l’Intérieur par le couple exécutif. Âgé de 72 ans, le socialiste . Âgé de 72 ans, le socialiste est notamment sénateur du Rhône depuis dix-sept ans et maire de Lyon depuis plus de seize ans. « Il n’a jamais été ministre », justifie le sénateur. Et d’ajouter : « Il a l’expérience d‘un grand élu qui a su transformer une métropole, Lyon, et qui aujourd’hui apporte son savoir-faire au ministère de l’intérieur. »

Quant à la présence de deux anciens ministres sortants, Jean-Yves Le Drian aux Affaires étrangères et Annick Girardin aux Outre-Mer, il estime que cela ne compromet pas le choix du Président de « choix de tourner la page ». « Macron c’est l’alternance au carré : on tourne la page du quinquennat Hollande mais aussi de vingt ou trente années où droite et gauche ne se succèdent pas forcément avec bonheur. »

« Je me réjouis que des Républicains s’associent à cette refondation »

Deux LR ont été nommés dans le gouvernement Philippe, Bruno Le Maire à l’Économie et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics. Ce dernier est notamment connu pour ses positions contre le mariage pour tous. Pas de quoi faire pencher le gouvernement à droite, assure Jean-Baptiste Lemoyne : « Il fait le choix d’unir des personnalités qui ont des profils différents, de la droite, de la gauche, du centre. Il ne s’agit pas de regarder les étiquettes mais l’avenir. »  Il ajoute « Aujourd’hui je me réjouis que de nombreuses personnalités LR constatent que le diagnostic que j’avais fait il y a plusieurs mois est valable et s’associent à cette refondation. » Jean-Baptiste Lemoyne regrette la réaction de certains Républicains et la décision du parti de les exclure: « Beaucoup d’électeurs de droite ne se reconnaissent pas dans l’attitude de bisbilles guerrières, d’anathème, d’exclusion lancée à l’encontre de Le Maire et Darmanin », assure l’ancien LR.

Lemoyne : « Je me réjouis que des Républicains s’associent à cette refondation »
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Un groupe La République en marche au Sénat ?

Premier parlementaire LR à rejoindre Emmanuel Macron, au prix d’une exclusion du parti, le sénateur de l’Yonne assure ne pas être « en quête de poste » et dit ne pas être déçu de ne pas faire partie du nouveau gouvernement : « Je suis un marcheur parmi 250 000 marcheurs. Parmi eux beaucoup avaient des compétences pour réformer la France. » Son avenir se joue donc pour l’instant au Sénat, probablement au sein d’un groupe la République en marche : « Il y a des marcheurs éparpillés dans différents groupes. Il y aura forcément un carrefour pour se rencontrer. »

Lemoyne : « Il y a des marcheurs éparpillés dans différents groupes. Il y aura forcément un carrefour pour se rencontrer. »
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