Jean Castex « s’adresse à la presse plutôt qu’au Parlement », dénonce Patrick Kanner
À quelques heures de l'allocution de Jean Castex sur le confinement, le président du groupe socialiste au Sénat se dit « choqué » par l'attitude du Premier ministre qui n'a pas dit un mot devant la Haute assemblée durant les questions au gouvernement.  

Jean Castex « s’adresse à la presse plutôt qu’au Parlement », dénonce Patrick Kanner

À quelques heures de l'allocution de Jean Castex sur le confinement, le président du groupe socialiste au Sénat se dit « choqué » par l'attitude du Premier ministre qui n'a pas dit un mot devant la Haute assemblée durant les questions au gouvernement.  
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« Le Premier ministre veut d’abord s’adresser à la presse plutôt qu’au Parlement », s’agace Patrick Kanner à la sortie des questions au gouvernement, ce jeudi. À quelques heures de la conférence de presse du Premier ministre, le président du groupe socialiste se dit « très choqué » par l’attitude de Jean Castex qui n’a pas dit un mot devant la Haute assemblée. Les sénateurs dénoncent depuis des semaines le manque de concertation de l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire (lire ici)

Au-delà de la forme, c’est aussi le fond qui est mis en cause. Sur la fermeture des petits commerces, Patrick Kanner considère qu’il « n’aurait pas fallu les fermer ». Alors que la seconde vague continue de monter, le socialiste estime qu’il « faut s’attendre sinon à un durcissement en tout cas à un maintien du confinement » quant à l’allocution de Jean Castex prévue à 18 heures. 

Fermeture de l’usine Bridgestone : « l’État a été roulé dans la farine » 

Après des semaines de négociations, la fermeture de l’usine Bridgestone dans le Pas-de-Calais a été annoncée laissant sur le carreau 863 employés. Cette société avait pourtant bénéficié d’aides de l’État. « Il faut être ferme quand on donne de l’argent public, payé avec nos impôts. Manifestement, l’Etat a été roulé dans la farine. Je crois qu’on peut le dire tel quel et, dans ce cadre-là, ce qui est en train de se passer et un très très mauvais signe pour la suite de la sortie de crise », a réagi Patrick Kanner. 

Cette fermeture représente, pour le sénateur, « un échec de la politique industrielle de l’Etat » qui devra clarifier sa position sur sa politique industrielle. « Le gouvernement doit s’exprimer sur le sujet », tance Patrick Kanner.

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