Jean-Félix Acquaviva demande un « vrai dialogue » sur la place de la Corse dans la réforme constitutionnelle.
Sur le plateau de Parlement Hebdo, le député de Haute-Corse Jean-Félix Acquaviva (Libertés et Territoires) est revenu sur le projet de loi constitutionnelle qui devrait être étudié au cours de l’été. Pour lui, l’article portant sur le statut de la Corse est insuffisant et appelle le gouvernement à un dialogue de fond.

Jean-Félix Acquaviva demande un « vrai dialogue » sur la place de la Corse dans la réforme constitutionnelle.

Sur le plateau de Parlement Hebdo, le député de Haute-Corse Jean-Félix Acquaviva (Libertés et Territoires) est revenu sur le projet de loi constitutionnelle qui devrait être étudié au cours de l’été. Pour lui, l’article portant sur le statut de la Corse est insuffisant et appelle le gouvernement à un dialogue de fond.
Public Sénat

Par Ariel Guez

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que le projet de loi constitutionnelle devrait être déposé au Conseil des ministres au cours de l’été, le député Libertés et Territoires de Haute-Corse Jean-Félix Acquaviva a réagi sur le plateau de Parlement Hebdo à la place de son département dans le texte de 2019. Ce dernier reprend le projet de loi initial de 2018, afin de reconnaître dans un article la spécificité de la Corse et ouvre à des facultés d’adaptation des lois et règlements dans des domaines dont le champ sera précisé par une loi organique.

« Le problème de cet article, on l’a toujours dit avec le Gilles Simeoni (président du conseil exécutif de Corse depuis 2015), c’est qu’il est un peu décoratif », a-t-il regretté. Pour le député de Haute-Corse, l’article n’est pas « fonctionnel ». « On met la Corse dans la constitution, mais sans entrer dans le débat technique. Cela ne permet pas de résoudre les problèmes quotidiens des Corses. Et ce sont des problèmes particuliers comme la fiscalité du patrimoine ou la spéculation immobilière », a-t-il développé.

La rédaction de l’article du projet de loi constitutionnelle sur la différenciation comparée à une « usine à gaz »

« Nous demandons au gouvernement un vrai dialogue afin de faire bouger vers plus d’autonomie cet article. Pour l’instant, il n’y a pas eu de dialogue », a dénoncé le député.

Interrogé sur les chances de son groupe à faire entendre sa voix face au gouvernement, Jean-Félix Acquaviva se veut néanmoins confiant, malgré la taille de son groupe à l’Assemblée nationale (16 députés). « Nous verrons si le gouvernement peut montrer sa capacité à faire du compromis politique de fond sur une question qui se pose depuis des décennies. Pour résoudre la question de l’autonomie de la Corse et du nouveau pacte entre la Corse et la république, puisque depuis cinq ans, il y a une révolution démocratique en Corse et qu’il faut la prendre en compte », a-t-il souligné.

Le député s’est aussi alarmé sur la situation des autres territoires. « Sur la notion de différenciation, l’article, tel qu’il est actuellement rédigé, est très "usine à gaz". Donc cette capacité à dire "oui, on a entendu les territoires", il faudra voir si le gouvernement la respecte ».

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission du 7 juin 2019, à 14 heures et 18 heures sur les chaînes parlementaires.

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
4min

Politique

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Administration Trump : après les soupçons de délits d’initiés, les questions posées par des transactions sur Polymarket

À chaque revirement de Donald Trump - et ils sont nombreux - des transactions suspectes sont repérées par des analystes financiers. Si aucun délit d’initié n’a pour le moment été identifié, l’essor de sites comme Polymarket qui permettent de parier sur des événements géopolitiques notamment, soulèvent des questions de régulation.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le