Jean-François Copé doute que LR soit la bonne structure « pour y arriver »
L'ancien président des Républicains (à l'époque UMP), Jean-François Copé, a affirmé lundi "ne pas savoir si LR est la structure...

Jean-François Copé doute que LR soit la bonne structure « pour y arriver »

L'ancien président des Républicains (à l'époque UMP), Jean-François Copé, a affirmé lundi "ne pas savoir si LR est la structure...
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L'ancien président des Républicains (à l'époque UMP), Jean-François Copé, a affirmé lundi "ne pas savoir si LR est la structure qui peut permettre de puiser l'énergie suffisante pour y arriver", au lendemain de la démission de Laurent Wauquiez.

"Je pense qu'il y a des moments où il faut essayer d'avancer un peu moins de certitudes et un peu plus d'interrogations. Je ne sais pas si LR est encore, compte tenu de ce qui s'est passé, la structure qui peut permettent de puiser l'énergie suffisante pour y arriver", a fait valoir le maire de Meaux dans l'émission Audition publique sur LCP et Public Sénat, en partenariat avec l'AFP et Le Figaro.

"On s'est tellement rabougri. Moi qui suis gaulliste, porteur depuis toujours d'une approche majoritaire, je me dis : 8%...", s'est-il désolé, en référence au score de la liste menée par François-Xavier Bellamy aux Européennes, le pire score de la droite sous la Ve République. "Je ne suis pas sûr qu'il ne faille pas réfléchir à une transformation profonde."

M. Copé s'en est par ailleurs pris à la présidence de M. Wauquiez. "Il n'y avait hélas aucune surprise dans ce processus infernal de désintégration, lié au fait que les gens qui voulaient porter une idée un peu différente étaient systématiquement écartées, que toute tentative de proposer une stratégie un peu plus large était immédiatement arrêtée et que le débat n'existait plus", a-t-il déploré.

"En fait, nous nous sommes interdit de prendre ce temps nécessaire pour comprendre ce qui nous a amenés à vivre cette descente aux enfers", a-t-il poursuivi.

"Je ne suis pas sûr qu'il faille se presser qu'il faille se précipiter dès maintenant dans l'élection d'un nouveau chef de ce parti", a-t-il encore considéré, en faisant valoir que "ça vaut peut-être la peine qu'on propose, lors d'un conseil national, de changer, peut-être proposer un directoire".

"Repartir tête baissée comme s'il ne s'était rien passé dans une élection interne où tout de suite, on va retrouver les mêmes problèmes que ceux qu'on a connus avant...", a encore mis en garde l'ancien patron de l'UMP.

L'intérim de Laurent Wauquiez est assuré par le vice-président délégué, l'ancien ministre Jean Leonetti. Selon le règlement intérieur, l'élection d'un nouveau président doit avoir lieu "dans les cinquante jours au moins et soixante-cinq jours au plus après l'ouverture de la vacance", soit fin août.

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