Jean-Louis Debré: « on ne joue pas avec la Constitution »
L'ancien président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré s'est montré critique envers la volonté d'Emmanuel Macron de...

Jean-Louis Debré: « on ne joue pas avec la Constitution »

L'ancien président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré s'est montré critique envers la volonté d'Emmanuel Macron de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré s'est montré critique envers la volonté d'Emmanuel Macron de pouvoir répondre au Congrès, avertissant qu'on "ne joue pas avec la Constitution".

"Les Insoumis ne viennent pas, disent +il ne répond pas à notre discours du coup on ne vient pas+ eh bien hop, on réforme la Constitution et je vais venir vous répondre", a déclaré M. Debré sur franceinfo. "Ce sont des coups, des coups politiques. On ne joue pas avec la Constitution", a-t-il ajouté.

Pour M. Debré, le président de la République "a fait un discours de politique générale, généralement l'exercice du Premier ministre, qui est sanctionné par un vote de l'Assemblée nationale, qui est un vote de confiance".

"Attention si demain les Insoumis disent (...) +nous voulons répondre au président de la République et on veut mettre en cause sa responsabilité+", a-t-il averti.

L'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac s'est inquiété que "petit à petit, sans réflexion générale, on (soit) en train de transformer nos institutions dans un régime complètement présidentiel et, dans cela, la disparition progressive de la fonction de Premier ministre".

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

Jean-Louis Debré: « on ne joue pas avec la Constitution »
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le