Jean-Louis Debré: « on ne joue pas avec la Constitution »
L'ancien président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré s'est montré critique envers la volonté d'Emmanuel Macron de...

Jean-Louis Debré: « on ne joue pas avec la Constitution »

L'ancien président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré s'est montré critique envers la volonté d'Emmanuel Macron de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré s'est montré critique envers la volonté d'Emmanuel Macron de pouvoir répondre au Congrès, avertissant qu'on "ne joue pas avec la Constitution".

"Les Insoumis ne viennent pas, disent +il ne répond pas à notre discours du coup on ne vient pas+ eh bien hop, on réforme la Constitution et je vais venir vous répondre", a déclaré M. Debré sur franceinfo. "Ce sont des coups, des coups politiques. On ne joue pas avec la Constitution", a-t-il ajouté.

Pour M. Debré, le président de la République "a fait un discours de politique générale, généralement l'exercice du Premier ministre, qui est sanctionné par un vote de l'Assemblée nationale, qui est un vote de confiance".

"Attention si demain les Insoumis disent (...) +nous voulons répondre au président de la République et on veut mettre en cause sa responsabilité+", a-t-il averti.

L'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac s'est inquiété que "petit à petit, sans réflexion générale, on (soit) en train de transformer nos institutions dans un régime complètement présidentiel et, dans cela, la disparition progressive de la fonction de Premier ministre".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

Taxi de Cannes le carburant a plus de 2 euros le litre
7min

Politique

Prix du carburant : avec les aides ciblés, le gouvernement acte la fin du quoi qu’il en coûte

Le plan d’aides aux entreprises de 70 millions pour face à la hausse des prix des carburants, annoncé par le gouvernement vendredi ne satisfait ni les agriculteurs, ni les transporteurs, ni les pêcheurs concernés. 5 ans après le quoi qu’il en coûte de la crise Covid et trois ans après le bouclier tarifaire de la guerre en Ukraine, le gouvernement a-t-il les moyens de faire autrement qu’avoir recours à des aides ciblées ?

Le