Jean-Luc Mano : « Zemmour est passé du statut de chroniqueur à un homme politique qui ne sert à rien »
Au moment où le président de la République lance son conseil national de la refondation, et où la France insoumise s’interroge déjà sur le profil de son prochain candidat à l’élection présidentielle de 2027, cette semaine, Steve Jourdin et ses invités décryptent la rentrée de l’extrême-droite. Quelle place pour Éric Zemmour et son parti Reconquête face au Rassemblement national ? « Et Maintenant ! » ouvre le débat.

Jean-Luc Mano : « Zemmour est passé du statut de chroniqueur à un homme politique qui ne sert à rien »

Au moment où le président de la République lance son conseil national de la refondation, et où la France insoumise s’interroge déjà sur le profil de son prochain candidat à l’élection présidentielle de 2027, cette semaine, Steve Jourdin et ses invités décryptent la rentrée de l’extrême-droite. Quelle place pour Éric Zemmour et son parti Reconquête face au Rassemblement national ? « Et Maintenant ! » ouvre le débat.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Après son faible score à l’élection présidentielle, et la lourde défaite de son parti aux législatives, qui l’a privé de députés, Éric Zemmour faisait cette semaine sa rentrée médiatique. Loin de renoncer à la scène politique, il a décidé de poursuivre son engagement. Mais quelle place occupe-t-il encore sur l’échiquier politique ?

Marine Le Pen reste « la patronne »

Pour Jean-Luc Mano, « Éric Zemmour ne sert plus à rien ». Le conseiller en communication politique tacle l’ex chroniqueur : « Il est passé du statut de chroniqueur, intellectuel, à celui d’un homme politique qui ne sert à rien ». En effet, pour Jean-Luc Mano, aujourd’hui avec un groupe parlementaire de 89 députés c’est bien Marine Le Pen « la patronne » de l’extrême droite. Une poussée du RN qui s’inscrit dans un vaste mouvement européen de montée des partis d’extrême droite.

Alors pour Jean-Luc Mano, c’est à droite du Rassemblement national qu’Éric Zemmour peut trouver ses derniers militants : « C’est vrai qu’une partie des électeurs votaient pour le RN parce qu’ils cherchaient le diable, parce qu’ils avaient envie de choses diaboliques, du racisme pur. Il faut bien que Satan habite quelque part, il a trouvé sa maison chez Zemmour, pas sûr que ce soit un palais ».

 

Retrouvez l’intégralité de l’émission « Et maintenant ! » ici

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le