Jean-Michel Blanquer : « Le protocole sanitaire des écoles est très clair »
Lors des questions au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a été interpellé ce mercredi sur les règles sanitaires à respecter à la réouverture des établissements scolaires.

Jean-Michel Blanquer : « Le protocole sanitaire des écoles est très clair »

Lors des questions au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a été interpellé ce mercredi sur les règles sanitaires à respecter à la réouverture des établissements scolaires.
Public Sénat

Par Samia Dechir et Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Très attendu sur la réouverture des établissements scolaires, Jean-Michel Blanquer a assuré que le protocole sanitaire pour les écoles serait « très clair ». Des discussions sont encore en cours avec les élus et les syndicats pour finaliser ce document. « Si on ne le respecte pas, on n’ouvre pas » a prévenu le Ministre de l’Éducation nationale.

Jean-Michel Blanquer répondait au sénateur (LREM) Alain Richard, inquiet des « difficultés de compréhension qui subsistent sur les activités périscolaires, le nettoyage des salles, la restauration et les activités de garderie ». Sur tous ces sujets, le protocole sanitaire, publié vendredi 1er mai, précisera des recommandations nationales avec « un degré de précision assez fort ».

Jean-Michel Blanquer : « Notre priorité sera d’aller chercher ces 4% de décrocheurs »
02:06

Le ministre de l’Éducation nationale a invité tous les établissements à contacter les familles pour connaître leur souhait d’envoyer, ou non, leurs enfants à l’école. Le retour en classe se fera en effet sur la base du volontariat. Pour tous ceux qui choisiront de garder leur enfant à la maison, il y aura « un enseignement à distance », a précisé Jean-Michel Blanquer, rappelant que l’instruction reste obligatoire.

Depuis la fermeture des établissements scolaires le 16 mars, les professeurs ont perdu le lien avec une partie de leurs élèves. « Notre priorité sera d’aller chercher ces 4% de décrocheurs que nous avons eu pendant le confinement, ce qui est un des meilleurs chiffres d’Europe » a indiqué Jean-Michel Blanquer, interpellé par le sénateur (LR) Stéphane Piednoir. Pour maintenir le lien avec les familles, le ministre plaide pour une personnalisation des parcours, « une sorte de feuille de route, niveau par niveau, élève par élève » pour les mois de mai et juin.

Alors que de nombreux maires critiquent la décision de rouvrir les écoles dès le 11 mai, Jean-Michel Blanquer a assuré que « le climat est à la confiance et à la coconstruction » avec les associations d’élus.

À l'issue des questions d'actualité, le ministre de l'Éducation nationale a précisé son propos au micro de Tam Tran Huy :

Blanquer: "Aucune école n’ouvrira sans respecter les protocoles sanitaires"
06:20

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le