Jean-Pierre Chevènement « comprend l’intention » du projet de loi antiterroriste
Jean-Pierre Chevènement, président du club politique République moderne, mais également à la tête de la Fondation de l’islam de France et représentant spécial de la France pour la Russie, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. L’ancien ministre de l’Intérieur s’est dit favorable au projet de loi antiterroriste de l’exécutif.

Jean-Pierre Chevènement « comprend l’intention » du projet de loi antiterroriste

Jean-Pierre Chevènement, président du club politique République moderne, mais également à la tête de la Fondation de l’islam de France et représentant spécial de la France pour la Russie, était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. L’ancien ministre de l’Intérieur s’est dit favorable au projet de loi antiterroriste de l’exécutif.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Dans une interview au Monde publiée ce vendredi, le Défenseur des droits Jacques Toubon a qualifié le projet de loi antiterroriste de « pilule empoisonnée ». Une position que réfute Jean-Pierre Chevènement : « Il ne faut pas être dans la culture du déni. Nous avons à faire face à des épreuves qui peuvent durer longtemps et, par conséquent, on ne peut pas maintenir indéfiniment l’état d’urgence. »  « Il est bon de faire passer dans la loi un certain nombre de dispositions pour faire reculer le terrorisme islamiste », a-t-il ajouté.

Mardi soir, Emmanuel Macron a participé au dîner de rupture du jeûne du Conseil français du culte musulman. Il a notamment appelé les responsables de l’islam en France à mener « ensemble le combat contre le fanatisme et sa diffusion ». Un discours qui satisfait le président de la Fondation de l’islam : « Il s’est exprimé de manière claire (…) Il leur a dit que les pouvoirs publics seraient avec eux » pour mener ce combat.

Macron au dîner du CFCM : « Il s’est exprimé de manière claire (…) Il leur a dit que les pouvoirs publics seraient avec eux » selon Chevènement
00:46

Pour lui, l’islam de France n’est pas en crise mais « en construction ». « Il faut le faire émerger. C’est un islam éclairé, civilisé, un islam qui doit faire le pari de la formation des imams », considère-t-il. Il compte sur le Président, qui « est intervenu longuement sur le sujet » lors du dîner du CFCM. « Les moyens se mettent en place. »  

Jean-Pierre Chevènement rappelle que «  le CFCM a lancé un appel pour demander pour les musulmans un droit à l’indifférence. Mais quand certains courants affichent une signalétique vestimentaire, capillaire ou au niveau des mœurs, ils ne sont clairement pas en phase avec la société française. » Un comportement de « repli identitaire » que  « le Président a justement appelé à faire reculer ». « C’est une responsabilité collective, personne ne doit s’en exonérer », a conclu l’ancien ministre de l’Intérieur.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le