Jean-Pierre Mignard : « En Marche! doit se transformer en grand parti démocrate »
Jean-Pierre Mignard, soutien d’Emmanuel Macron et président du comité d’éthique de son mouvement « En Marche! », était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il salue la victoire de son candidat au premier tour avec 23,8% des voix - « un score considérable » - et mise sur l'avenir d'« En Marche! » comme parti politique.

Jean-Pierre Mignard : « En Marche! doit se transformer en grand parti démocrate »

Jean-Pierre Mignard, soutien d’Emmanuel Macron et président du comité d’éthique de son mouvement « En Marche! », était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Il salue la victoire de son candidat au premier tour avec 23,8% des voix - « un score considérable » - et mise sur l'avenir d'« En Marche! » comme parti politique.
Public Sénat

Par Alice Bardo

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« L’objectif est de convaincre ses électeurs et de les faire revenir dans l’espace démocratique et républicain », considère Jean-Pierre Mignard. Le soutien d’Emmanuel Macron s’adresse aux 7,6 millions d’électeurs qui ont voté en faveur de Marine Le Pen, adversaire du leader d’ « En Marche » pour le second tour de l’élection présidentielle. Pour autant, il assure qu’ « il ne faut pas faire de concessions idéologiques au Front national ».

Mignard appelle les électeurs de Le Pen à revenir "dans l'espace démocratique et républicain'"
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Le président du comité d’éthique du parti « En Marche! » fait état d’un « bouleversement politique » et se réfère comme beaucoup d’autres au 21 avril 2002, quand Jean-Marie Le Pen furent a été qualifié au le second tour. « Je me souviens très bien de 2002, quand Jean-Marie Le Pen a été qualifié au second tour. J’étais avec François Hollande ce soir là et c’est ensemble que nous avons rédigé son communiqué, confie t-il. Je lui avais dit : « Que fais tu si Chirac t’appelle ? » »  Une manière pour Jean-Pierre Mignard d’appeler à « faire ensemble » pour vaincre le Front national.

Mignard : "Je me souviens très bien de 2002"
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Il salue ainsi le tweet « qui semble venir du fond du cœur » de Jean-Pierre Raffarin  et souligne que « dans les comités d’En Marche ! il y a beaucoup d’électeurs d’Alain Juppé pendant la primaire ». Il ajoute même : « Pour ma part, si j’avais aujourd’hui à voter Alain Juppé ça ne m’aurait pas gâché ma nuit ».

« En Marche! doit se transformer en un grand parti démocrate »

En dépit de ces nombreux appels à voter pour Emmanuel Macron au second tour, Jean-Pierre Mignard semble confiant. Il assure qu’il devrait y avoir 577 candidats « Marcheurs » ou soutenus par « En Marche ! » aux législatives et apelle « En Marche! » à « se transformer en un grand parti démocrate ». « Le mouvement En Marche! ne doit pas arrêter de marcher ! » (voir vidéo ci-dessus)

Pour lui, la force de son candidat est son « audace », celle de créer « un bloc central qui puisse donner une dynamique nouvelle au pays ». « Depuis 1958, les centres n’ont jamais gouverné ce pays », tient-il à remarquer. « La France vit une mutation politique considérable, qui sanctionne un système qui n’arrivait plus à traduire le pays, à exprimer ce que voulaient les citoyens ». Dans son viseur le PS, « divisé de manière profonde ». Mais aussi la droite. Il reprend une expression chère au Front national : « C’est fini l’UMPS ». Un message à peine voilé adressé aux électeurs de Marine Le Pen.

Mélenchon « mauvais joueur »

Mignard estime que Mélenchon est "mauvais joueur"
01:23

« C’est une faute. Je pense qu’il est mauvais joueur », estime t-il vis-à-vis du refus de Jean-Luc Mélenchon à donner une consigne de vote. Hier soir, le leader de La France insoumise, arrivé en quatrième position, s’en est remis à ses électeurs, qu’il appelle à se prononcer sur sa plateforme JLM2017. « On ne lui demande pas d’adhérer au programme de Macron, mais de défendre l’état de droit », conclut t-il.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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