Jean-Yves Le Drian : « Nous avons franchi un palier inadmissible avec la Turquie »
Interrogé sur l’état des relations franco-turques, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a qualifié de « menaces » le comportement du président turc et a indiqué que des sanctions pourraient être prises au niveau européen.

Jean-Yves Le Drian : « Nous avons franchi un palier inadmissible avec la Turquie »

Interrogé sur l’état des relations franco-turques, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a qualifié de « menaces » le comportement du président turc et a indiqué que des sanctions pourraient être prises au niveau européen.
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Un cap a été franchi dans les relations entre la France et la Turquie. C’est le constat fait par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ce mercredi, lors de la séance de questions au gouvernement. Répondant à une question posée par le sénateur socialiste Rémi Feraud, interpellant le ministre sur les actions que comptait mettre en œuvre le gouvernement pour « agir résolument contre l’influence du régime turc sur le territoire national », Jean-Yves Le Drian s’est montré ferme. « Nous avons une longue liste de désaccords sérieux avec Ankara », a-t-il soutenu. « Mais ces dernières semaines, nous avons franchi un palier inadmissible entre deux pays alliés. Des insultes, des calomnies, la volonté d’instaurer une campagne de haine à l’égard de la France et de l’Europe, sont de nature totalement différente. Ce sont des menaces. Nous attendons donc que le président turc mette un terme immédiat à ces comportements. Et nous ne tolérerons pas non plus que cette haine et cette violence soient exportées sur le territoire français en étant relayées par des groupuscules qui ne doivent pas avoir le droit de cité. »

Rebondissant sur la question du sénateur socialiste, Jean-Yves Le Drian soutient par ailleurs que le conflit opposant la France et la Turquie dépasse les frontières de ces deux seuls pays. « Ce n’est pas uniquement un contentieux franco-turc mais une attaque contre l’Europe et ses valeurs » estime le ministre, rappelant le rendez-vous fixé par le Conseil européen au mois d’octobre. « Si la Turquie ne modifie pas sa posture avant décembre alors nous prendrons les mesures nécessaires au niveau européen. Toutes les options sont sur la table », conclut Jean-Yves Le Drian.

 

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. 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