Jour de carence: pour Hamon, « l’Etat fait des économies sur les gens qui partent en maladie »
L'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon (ex-PS) a regretté vendredi le rétablissement annoncé par le gouvernement du...

Jour de carence: pour Hamon, « l’Etat fait des économies sur les gens qui partent en maladie »

L'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon (ex-PS) a regretté vendredi le rétablissement annoncé par le gouvernement du...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon (ex-PS) a regretté vendredi le rétablissement annoncé par le gouvernement du jour de carence dans la fonction publique, affirmant que "l'Etat va faire des économies sur les arrêts maladie de ses fonctionnaires".

"Il y a des jours de carence dans le privé, mais ils sont compensés financièrement" dans la plupart des grandes entreprises, a fait valoir sur RTL l'ancien ministre socialiste, qui a quitté le PS pour fonder le "mouvement du 1er juillet".

"L'Etat va faire des économies sur les arrêts maladie de ses fonctionnaires, c'est une manière de moins bien indemniser ceux qui sont en arrêt maladie au motif de lutter contre l'absentéisme", a jugé M. Hamon.

"La réalité c'est qu'on devrait s'interroger sur la souffrance au travail", a-t-il poursuivi. "Il y a toujours des abus, mais à partir des abus, on ne peut pas expliquer aujourd'hui qu'il y ait autant d'arrêts maladie dans certaines administrations, qui sont liés à des méthodes de management, à une perte de sens".

Commentant les premiers éléments de calendrier des mesures de l’exécutif, notamment la hausse de la CSG annoncée pour 2018, Benoît Hamon a estimé que "ceux qui allaient mal hier iront un peu plus mal demain, hélas".

"Pour faire simple, les gens qui allaient bien avant vont toujours bien et eux ne sont pas mécontents. Ceux qui n'allaient pas bien avant, aujourd'hui peuvent se poser la question de savoir en quoi ils vont pouvoir d'une manière ou d'une autre bénéficier des politiques mises en oeuvre".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le