Journalistes convoqués à la DGSI: « le gouvernement n’y est pour rien », assure Macron
Emmanuel Macron a affirmé vendredi que le gouvernement n'était "pour rien" dans la convocation d'une journaliste du Monde par la DGSI, mais qu...

Journalistes convoqués à la DGSI: « le gouvernement n’y est pour rien », assure Macron

Emmanuel Macron a affirmé vendredi que le gouvernement n'était "pour rien" dans la convocation d'une journaliste du Monde par la DGSI, mais qu...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Emmanuel Macron a affirmé vendredi que le gouvernement n'était "pour rien" dans la convocation d'une journaliste du Monde par la DGSI, mais qu'il fallait "protéger toutes les libertés", celle de "la presse" comme celle "des individus".

Interrogé sur cette affaire par le youtubeur Hugo Travers, le chef de l'Etat a souligné que ce n'était "pas l'Etat" qui avait "porté plainte" à la suite de la publication d'articles du Monde portant sur les affaires d'Alexandre Benalla et citant le nom d'un sous-officier de l'armée de l'air, Chokri Wakrim.

"C'est cette personne qui appartient aux forces spéciales, et qui donc mène une activité confidentielle et dangereuse" qui "a porté plainte en disant: +on met mon nom en danger en disant ça+. Et c'est le procureur qui a demandé aux services que soient auditionnés ces journalistes pour cette personne", a expliqué Emmanuel Macron.

"Ce n'est pas une décision que j'ai prise, le gouvernement n'y est pour rien, mais il faut protéger toutes les libertés, la liberté de la presse, mais la liberté des individus aussi", a-t-il ajouté.

La convocation de la journaliste Ariane Chemin à la DGSI, qui fait suite à celle de sept autres journalistes du site Disclose, de Radio France et de l'émission "Quotidien" de TMC, ayant pour point commun d'avoir enquêté sur l'utilisation d'armes françaises au Yémen, a soulevé une vague de protestations de journalistes et de personnalités politiques, qui y voient une atteinte à la liberté de la presse et au droit d'informer.

Emmanuel Macron a regretté que, dans ce contexte, "on se mette à agréger tous les sujets", tout en soulignant que ce débat avait lieu "parce que la presse est absolument libre, parce qu'il y a un pluralisme réel, parce qu'on protège les sources".

Il a opposé cette situation à "ce qui se passe dans certains pays, en particulier à l'Est de l'Europe, où il y a des dirigeants qui sont en train d'essayer de réduire ou fragilisent cette liberté", évoquant la Hongrie de Viktor Orban ou la Pologne.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le