Journée du patrimoine : Paris sous haute tension samedi
Marche pour le climat, mobilisation des gilets jaunes ou encore manifestation contre la réforme des retraites, la préfecture de police de Paris annonce un dispositif « identique à celui du 1er mai » pour les Journées du patrimoine, samedi. Plusieurs sites seront d’ailleurs fermés.

Journée du patrimoine : Paris sous haute tension samedi

Marche pour le climat, mobilisation des gilets jaunes ou encore manifestation contre la réforme des retraites, la préfecture de police de Paris annonce un dispositif « identique à celui du 1er mai » pour les Journées du patrimoine, samedi. Plusieurs sites seront d’ailleurs fermés.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« 21 septembre, journée du patrimoine ? Au programme, une visite du Palais de l’Élysée… À samedi, M. le Président ». Ce genre de tweet, comme celui posté par l’une des figures des gilets jaunes, Jérôme Rodriguez, a mis l’exécutif en état d’alerte pour ce week-end. Presque un an après le début du mouvement, le spectre d’un Paris en proie à de nouveaux débordements plane.

La préfecture de Paris redoute, en effet, un samedi à hauts risques à l'occasion de l'acte 45 des gilets jaunes, qui coïncide avec les Journées du patrimoine, une « Marche pour le climat », et une manifestation contre la réforme des retraites à l'appel de Force Ouvrière.

La préfecture de police a d’ores et déjà pris un arrêté interdisant « tout rassemblement de personnes se revendiquant des gilets jaunes » vendredi et samedi. Les secteurs concernés sont nombreux : « Champs-Élysées, Avenue de la Grande Armée, Assemblée Nationale, Hôtel Matignon, Trocadéro, Tour Eiffel, Sénat, Cathédrale Notre-Dame de Paris, Bois de Vincennes, Bois de Boulogne ».

7.500 policiers et gendarmes

En conférence de presse, cet après-midi, le préfet de police, Didier Lallement, annonce un dispositif sécuritaire « identique à celui du 1er mai », avec notamment 7.500 membres des forces de l'ordre, déployé samedi à Paris. Face à « des gens qui manifestement veulent prendre des revanches sur je ne sais quelle journée », qui annoncent : nous ne lâcherons rien, je réponds nous serons là », a-t-il prévenu.

Au vu de cette interdiction, de nombreuses personnes se revendiquant des gilets jaunes annoncent, sur les réseaux sociaux vouloir, rejoindre la « Marche pour le climat », une mobilisation autorisée et prévue à 13 heures, samedi, au départ de la place Edmond-Rostand, face au jardin du Luxembourg.

Jardin du Luxembourg fermé samedi, mais pas le Sénat

Raison pour laquelle, exceptionnellement, le Sénat a décidé de fermer l’accès au jardin. Contrairement à l’Assemblée nationale, où une pré-inscription sur Internet sera requise pour visiter le palais Bourbon ce week-end, la Haute assemblée a choisi de conserver son dispositif habituel de visite. Les visiteurs sont attendus à la grille Odéon derrière laquelle une file d’attente pouvant contenir plusieurs centaines de personnes se formera. « Afin d’éviter que le public attende sur la voie publique » précise-t-on au Sénat. Au programme de la visite reste inchangé : l’hémicycle, la salle des conférences, le bureau du président du Sénat, les différents salons ou encore les serres du jardin du Luxembourg.

Plus de places disponibles à l’Élysée

Dans ce contexte propice aux débordements de nombreux sites seront fermés ou limiteront leur accès. Au premier desquels, l’Élysée. Traditionnellement très prisée par les visiteurs, ce week-end, la visite du bureau d’Emmanuel Macron est subordonnée à une pré-inscription et plus aucune place n’est disponible indique Le Parisien. Pré-inscription obligatoire également pour Bercy, Beauvau et le ministère des Armées.

Le ministère de la Transition écologique et le ministère des Armées seront, eux, fermés, la journée de samedi. Tout comme le musée de la franc-maçonnerie. Le ministère de l’Agriculture sera fermé tout le week-end.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le