Journées d’été d’EELV: peu de polémiques et beaucoup d’Europe
Europe-Ecologie-Les Verts a poursuivi vendredi à Dunkerque ses journées d'été, animées en débats mais apaisées, avec l'arrivée du...

Journées d’été d’EELV: peu de polémiques et beaucoup d’Europe

Europe-Ecologie-Les Verts a poursuivi vendredi à Dunkerque ses journées d'été, animées en débats mais apaisées, avec l'arrivée du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Europe-Ecologie-Les Verts a poursuivi vendredi à Dunkerque ses journées d'été, animées en débats mais apaisées, avec l'arrivée du vainqueur de la primaire Yannick Jadot et l'ouverture d'une longue séquence sur l'Europe.

"Une séquence comme 2017 aurait pu exacerber les tensions et les coups de gueule", confie David Cormand. "La bonne nouvelle, c'est que c'est comme d'habitude", salue le secrétaire national d'EELV, un parti qui subit à la fois de lourdes difficultés financières et une baisse du nombre de ses adhérents.

Si les débats sont nombreux, ils portent effectivement sur des sujets de fond beaucoup plus que sur des polémiques internes. A peine l'eurodéputé Yannick Jadot est-il interpellé par un militant, critiquant son retrait à la présidentielle en faveur du désormais ex-socialiste Benoît Hamon, éliminé au premier tour avec 6% des voix.

"C'était notre responsabilité de le faire", assure-t-il à quelques dizaines de militants réunis autour d'un verre informel, faisant valoir que "les écologistes ont toujours mis leurs idées, la perspective de victoire, avant leur drapeau".

"Il ne pouvait pas faire autre chose", estime Pascal Barbier, militant écologiste dans la banlieue toulousaine, qui regrette que le parti n'ait pas tout simplement fait l'impasse sur un scrutin qui "n'est pas son niveau d'élection".

"Si on avait su à ce moment-là que ça finirait à 6%, on l'aurait imaginé d'une façon différente (...) mais on ne peut pas toujours refaire l'Histoire", déclare Yannick Jadot, pour qui se profile "un espace politique large" dans les mois à venir pour l'écologie politique. Il appelle à une "ouverture vers les acteurs de la société", entrepreneurs compris, qui partagent une appétence pour l'écologie.

Au programme du jour, des ateliers aux sujets aussi divers que le Code du travail, la radicalisation, le droit des réfugiés ou encore l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur les enfants. Au menu également, le copieux chapitre de l'Europe, un thème extrêmement présent, au point que le mot figure jusque sur les gobelets réutilisables distribués.

A l'instar de M. Jadot, les eurodéputés écologistes Karima Delli, Pascale Durand, Michèle Rivasi et Eva Joly sont venus présenter leur action à mi-mandat, alors que les prochaines élections en 2019 seront précisément les européennes, traditionnellement porteuses pour les écologistes.

Un peu plus tôt, c'est le député vert allemand Sven Giegold qui est venu débattre du rôle du couple Paris-Berlin dans l'économie, plaidant notamment pour un contrôle accru du Parlement sur les décisions à l'échelle européenne, comme les conditions de crédits accordés aux pays comme la Grèce.

Une dernière journée sera entièrement consacrée à l'Europe samedi, co-organisée par le Parti vert européen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Journées d’été d’EELV: peu de polémiques et beaucoup d’Europe
3min

Politique

Emmanuel Grégoire affirme qu’Emmanuel Macron est intervenu dans le retrait de la liste Knafo à Paris : « Quand vous perdez pied, vous dites n'importe quoi », répond Rachida Dati

Le socialiste accuse le chef de l’État d’avoir agi en sous-main pour obtenir le retrait de la liste de la candidate d’extrême droite, ce qui devrait favoriser Rachida Dati à l’approche du second tour de l’élection municipale à Paris. Au micro de Public Sénat, Rachida Dati accuse son adversaire de mener une campagne « outrancière, insultante, caricaturale ».

Le

kanner ok 3
12min

Politique

« Ces accords ne nous grandissent pas » : Patrick Kanner « dubitatif » face aux alliances PS/LFI pour les municipales

Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.

Le