Julien Bayou (EELV) « tend la main » à la FNSEA : «nous sommes leurs meilleurs alliés»
Le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts ne se sent pas visé par le discours contre l’agri-bashing. « Ils ont tort, on va peut-être en discuter », a-t-il réagi sur le plateau d’Audition publique.

Julien Bayou (EELV) « tend la main » à la FNSEA : «nous sommes leurs meilleurs alliés»

Le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts ne se sent pas visé par le discours contre l’agri-bashing. « Ils ont tort, on va peut-être en discuter », a-t-il réagi sur le plateau d’Audition publique.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Non, bien sûr que non. » Julien Bayou, qui vient tout juste de prendre ses fonctions de secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) ne sent pas « visé » par le monde agricole, en colère contre l’agri-bashing. Avec la rémunération des producteurs, le « dénigrement permanent » des agriculteurs était l’autre alerte soulevée par la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), lors du dernier mouvement national de la profession, le 27 novembre dernier.

« Ils ont tort, on va peut-être en discuter », explique Julien Bayou sur les chaînes parlementaires et Le Figaro live. « J’espère qu’ils répondront à la main qu’on tend. Nous sommes leurs meilleurs alliés », assure-t-il. Le patron du principal parti écologiste estime que le soutien au bio, avec des aides à la transition et des aides au maintien, est une réforme efficace à la crise des agriculteurs. « Quand un agriculteur passe au bio sa rémunération augmente. Quand ils restent dans le circuit conventionnel, un tiers seulement des agriculteurs peut se rémunérer », affirme-t-il.

Pour lui, l’agriculture conventionnelle ne peut justement pas répondre à leur détresse. « Ceux qui prétendent défendre les agriculteurs en les enfermant dans le système actuel ne sont pas leurs alliés […] Ce n’est pas suffisant d’aller au salon de l’Agriculture et de flatter les vaches et puis de dire ceux qui nous nourrissent, c’est super, et le lendemain, de les abandonner dans les mains des banques et des centrales d’achat. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le