Juliette Méadel : « Le PS s’est tué lui-même »

Juliette Méadel : « Le PS s’est tué lui-même »

Juliette Méadel, candidate socialiste dans la 10e circonscription de la Seine-et-Marne était ce matin l’invitée de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Elle redoute la déroute annoncée du PS aux élections législatives, dont le premier tour a lieu ce dimanche.
Public Sénat

Par Alice Bardo

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Le Parti socialiste a payé un lourd tribut à l’élection présidentielle. Et les sondages lui prédisent une nouvelle déroute aux législatives, dont le premier tour a lieu dimanche. Celui réalisé par OpinionWay-ORPI pour Les Échos et Radio Classique crédite le PS de 7% des intentions de vote, derrière France insoumise (12%) et le FN (18%). L’institut Elabe pour BFMTV table, lui, sur deux points supplémentaires.

Pour autant, Juliette Méadel assure que « les idées (socialistes) sont toujours plébiscitées ». « C’est le parti en tant que structure, qu’appareil, qui est affaibli » assure l’ancienne porte-parole du PS. Elle le dit sans ambages, « le PS s’est tué lui-même » : « On n’était pas nombreux à dire qu’on soutenait le gouvernement tout en faisant jouer un esprit critique et constructif. Pendant cinq ans, on a assisté en permanence à un pilonnage de l’action du gouvernement. »

« Un parti hégémonique ne favorise pas le débat démocratique »

Elle redoute un raz-de-marée de la République en marche au Palais Bourbon et souligne un « risque pour la démocratie », au sens où « un parti hégémonique ne favorise pas le débat démocratique » : « Si vous avez à  l’Assemblée nationale que des gens qui disent « amen », c’est mauvais même pour le gouvernement parce qu’on est meilleur dans la confrontation. »

Juliette Méadel : « Un parti hégémonique ne favorise pas le débat démocratique »
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L’ancienne secrétaire d’État aux victimes ne compte toutefois pas se placer dans une opposition pure et dure au gouvernement. Mais « il y a des lignes rouges à ne pas franchir », prévient-elle. Par exemple, elle est vivement opposée au contrôle des chômeurs souhaité par l’exécutif.

À l’inverse, elle rappelle être « favorable à l’état d’urgence » : « On ne peut pas envoyer un message politique d’affaiblissement ». Quant à la volonté du gouvernement de renforcer d’inscrire des mesures de l’état d’urgence dans le droit commun, elle se dit prête au dialogue : « Si le conseil d’État et le Conseil constitutionnel estiment que cela respecte nos principes fondamentaux pourquoi ne pas en discuter ? »

Juliette Méadel, « favorable à l’état d’urgence »
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