Juliette Méadel propose la création d’un « impôt Charlie Hebdo »
L'ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes Juliette Méadel propose dans une tribune transmise à l'AFP la...

Juliette Méadel propose la création d’un « impôt Charlie Hebdo »

L'ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes Juliette Méadel propose dans une tribune transmise à l'AFP la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes Juliette Méadel propose dans une tribune transmise à l'AFP la création d'un "impôt Charlie Hebdo" qui permettrait de soutenir la "liberté d'expression".

"La liberté d'expression est la mère de la République. La République doit donc la financer comme elle finance le fonctionnement de notre vie démocratique (...) La liberté d'expression mérite donc bien un impôt supplémentaire: l'impôt Charlie Hebdo", explique Mme Méadel.

"Il pourrait s'agir d'un impôt sur les bénéfices de la publicité diffusée sur internet ou d'un impôt sur les bénéfices des grandes plate-formes. En effet les réseaux sociaux contribuent largement à la diffusion des idéologies délétères et anti-démocratiques", poursuit-elle.

"On finance un parti politique, pourquoi ne financerait-on pas des journaux menacés par des terroristes qui ont un projet politique anti-démocratique ? (...) La presse indépendante, celle qui ne vit pas du soutien d'un actionnaire ou d'un industriel, celle qui ne vit que de ses lecteurs, doit pouvoir continuer à exprimer ce qu'elle a à dire", justifie l'ancienne secrétaire d'Etat, rappelant que les frais de sécurisation de Charlie Hebdo sont évalués à 1,5 million d'euros par an par son directeur, Riss.

Pour Mme Méadel, la création d'un tel impôt "donnerait (...) l'occasion d'aborder, de manière dépassionnée, ce qu'est la liberté de la presse, débat qui ne serait pas inutile en ces temps troublés où les pouvoirs publics sont de plus en plus interventionnistes en matière de liberté d'expression".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Juliette Méadel propose la création d’un « impôt Charlie Hebdo »
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Juliette Méadel propose la création d’un « impôt Charlie Hebdo »
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le