Jumel (PCF) sur Mélenchon: « la mobilisation sociale ne se décrète pas »
"La mobilisation sociale ne se décrète pas", a déclaré jeudi, en direction de Jean-Luc Mélenchon, le porte-parole des députés...

Jumel (PCF) sur Mélenchon: « la mobilisation sociale ne se décrète pas »

"La mobilisation sociale ne se décrète pas", a déclaré jeudi, en direction de Jean-Luc Mélenchon, le porte-parole des députés...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"La mobilisation sociale ne se décrète pas", a déclaré jeudi, en direction de Jean-Luc Mélenchon, le porte-parole des députés communistes Sébastien Jumel, qui se définit comme "trop insoumis pour être +Insoumis+".

"Je ne veux pas faire de critique implicite, je ne suis pas là pour commenter tous les faits et gestes de Jean-Luc Mélenchon" mais "la mobilisation sociale ne se décrète pas", a dit le député de la Seine-Maritime lors de l’émission "Questions d’info" LCP-Le Monde-franceinfo-AFP.

"Les syndicats s’y essaient avec force, avec sérieux, avec esprit de responsabilité, il leur appartient de continuer à travailler aux convergences nécessaires à bâtir pour faire grandir la mobilisation. Et nous, notre responsabilité politique, c’est de donner de la perspective, de l’espoir, un prolongement alternatif au mouvement social. Souvent, le mouvement social a du mal à émerger lorsque l’alternative politique a du mal à émerger elle-même", a poursuivi l'ancien maire de Dieppe.

"Quand on a affaire à un gouvernement aussi brutal", "multipliant les humiliations de classe, il n’y a pas de place pour la polémique dans l’opposition (...) On a des relations de travail efficaces avec les parlementaires (LFI), avec François Ruffin, avec Clémentine Autain, avec l’ensemble des parlementaires", a relevé M. Jumel.

"J’ai dit à Jean-Luc Mélenchon avec le sourire que j’étais trop insoumis pour être +Insoumis+. Je suis né dans un berceau de l'anarcho-syndicalisme, indiscipliné chez les communistes et trop insoumis pour être +Insoumis+", a expliqué l'élu.

"Les journalistes, et je ne les stigmatise pas en disant ça, ont considéré qu’il y’avait une opposition à Macron. Non, il y a des oppositions, elles ont vocation à s’additionner, à multiplier leurs forces", selon lui.

"J’entends et je comprends que LFI va avoir un débat interne" sur la laïcité, a-t-il par ailleurs noté. "Pour ce qui nous concerne, les communistes, cette question est tranchée depuis longtemps: nous considérons qu’il y a vocation à ne stigmatiser aucune religion" et "que les religions soient dans la sphère privée ".

Quant à Benoît Hamon, "l’appel du Texas, c’est quand même pas l'appel du général De Gaulle à Londres", a ironisé M. Jumel en réféfrence à son appel depuis Austin (Etats-Unis) à une "alliance internationale" des "progressistes". "Benoît Hamon peine à crédibiliser son mouvement".

Partager cet article

Dans la même thématique

5min

Politique

Soumission chimique : « Il y a une volonté collective d’avancer sur le sujet, il faut maintenant trouver le bon véhicule législatif »

Hier, l’ex-sénateur Joël Guerriau a été condamné à quatre ans de prison ferme, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso, en vue de la violer. La sénatrice Véronique Guillotin, à l’origine d’un rapport sur la soumission chimique avec Sandrine Josso, exhorte le gouvernement à mettre en place des « mesures concrètes pour protéger les femmes ».

Le

Voiture auto ecole
7min

Politique

Fin du financement du permis de conduire par le CPF : retour sur un amendement voté en catimini au Sénat

Dans le 49.3 sur le budget, le gouvernement a conservé des amendements issus de sénateurs PS, RDSE et des Indépendants, votés par le Sénat, qui réservent le financement du permis de conduire via le compte personnel de formation aux seuls demandeurs d’emploi. Votée en catimini et de nuit, la mesure a été soufflée par les représentants du secteur du monde de la formation, qui s’alarmaient que les bilans de compétences ne soient plus initialement financés par le CPF.

Le

Jumel (PCF) sur Mélenchon: « la mobilisation sociale ne se décrète pas »
2min

Politique

Immigration : « Nous sommes le pays, en Europe, qui reconduit le plus de manière forcée vers les pays tiers », assure Laurent Nunez

Selon les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF), diffusés mardi, le nombre de primodélivrances de titres de séjour a augmenté de 11 % en 2025. Interrogé sur ce sujet par le sénateur RN, Aymeric Durox, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a mis en valeur la politique très offensive de reconduite forcée du gouvernement.

Le