Juppé : « Il est suicidaire de contester le non-cumul des mandats »

Juppé : « Il est suicidaire de contester le non-cumul des mandats »

Invité ce lundi de Territoires d’Infos sur Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, Alain Juppé a mis en garde sur la volonté du gouvernement de limiter à trois mandats successifs le nombre de mandats qu’un élu peut faire, tout en reconnaissant la difficulté de s’opposer à cette réforme populaire. « Les Français voient avec […]
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité ce lundi de Territoires d’Infos sur Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, Alain Juppé a mis en garde sur la volonté du gouvernement de limiter à trois mandats successifs le nombre de mandats qu’un élu peut faire, tout en reconnaissant la difficulté de s’opposer à cette réforme populaire.

« Les Français voient avec sympathie la baisse du nombre de parlementaires, alors il faut le faire. Le cumul des mandats dans le temps, OK, c’est également populaire. Vous savez, quand on est maire, pour faire un pont, il faut de 10 à 15 ans, alors si on ne laisse pas le temps de faire, vous ne faites pas. Je pense que c’est l’air du temps, il ne faut pas toujours sacrifier à l’air du temps » souligne le maire de Bordeaux au sujet de cette disposition de la réforme institutionnelle. « Il est suicidaire de contester le non-cumul des mandats, c’est extrêmement populaire, mais on voit bien qu’aujourd’hui des parlementaires sont hors sol car ils n’ont pas d’ancrage local » insiste Alain Juppé.

Au sujet de la dose de proportionnelle, autre point de la réforme, l’ancien premier ministre affirme n’avoir « jamais été favorable à la proportionnelle ». « Le scrutin majoritaire est un peu la marque de fabrique de la Constitution de la Ve République. Il faut se souvenir d’où nous venons et ce que l’instabilité ministérielle avait provoqué en France sous la IIIe et IVe République » souligne Alain Juppé, par conséquent « très réservé sur la proportionnelle, (…) car même une dose peut empêcher un gouvernement de constituer une majorité stable ».

Quant à la limitation du droit d’amendement, proposé par le gouvernement, Alain Juppé se souvient des parlementaires « producteurs d’amendements. Certains en pondaient par dizaines ou centaines ». Mais il préfère « faire appel surtout au bon sens des parlementaires ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le