Juppé « ne se sent pas à l’aise dans l’orientation prise par LR »
L’Europe comme ligne rouge. Le maire de Bordeaux rappelle sa position vis-à-vis des Républicains et égratigne Virginie Calmels.

Juppé « ne se sent pas à l’aise dans l’orientation prise par LR »

L’Europe comme ligne rouge. Le maire de Bordeaux rappelle sa position vis-à-vis des Républicains et égratigne Virginie Calmels.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

En retrait du parti depuis la mi-janvier, Alain Juppé reprécise sa position vis-à-vis des Républicains. Invité de Territoires d’Infos ce lundi, le maire de Bordeaux s’exprime également sur le livre politique « J’assume » de sa première adjointe, Virginie Calmels. L’édile - qui occupe aussi le poste de première vice-présidente des Républicains aux côtés de Laurent Wauquiez – attaque Édouard Philippe ou Benoist Apparu, proches d’Alain Juppé, dans son livre. Sur la médiatisation de ces propos, Alain Juppé ironise : « Je partage le point de vue de Virginie Calmels : c’est une tempête dans un verre d’eau ».

« Je ne me sens pas à l'aise dans l'orientation prise pas Les Républicains. Virginie Calmels s'y sent très à l'aise », lance Alain Juppé avant de préciser que dans son équipe municipale « chacun est libre de son engagement au niveau national ».

« Comme je n’ai pas l’intention de me réengager dans le jeu politique national ça me laisse une liberté d’esprit », semble prévenir Alain Juppé. En janvier dernier, il annonçait sa démission de la présidence LR de la Gironde et son retrait des LR signifiant dans un même temps son désaccord avec la ligne politique de Laurent Wauquiez. « Je ne cautionnerai en aucune manière un discours anti-européen quelle qu’en soit la virulence », prévient-il encore tout en réaffirmant sa proximité avec Emmanuel Macron sur l’Europe. « Je me reconnais assez bien dans le discours que le Président de la république a prononcé à la Sorbonne », affirme Alain Juppé. 

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Juppé « ne se sent pas à l’aise dans l’orientation prise par LR »
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Juppé « ne se sent pas à l’aise dans l’orientation prise par LR »
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le