Bureau de vote N°7 Saint-Denis, (Seine-Saint-Denis 93), France, le 19 Juin 2022.Polling station No. 7 Saint-Denis, (Seine-Saint-Denis 93), France, June 19, 2022.//04NICOLASMESSYASZ_2022_06_19b_559ac-CENSORED/2206191726/Credit:NICOLAS MESSYASZ/SIPA/2206191734
Juste avant le 1er tour, des électeurs toujours aussi indécis
Ils sont peut-être la clé du premier tour de la présidentielle. Mais de nombreux électeurs hésitent encore, surtout à gauche, à quelques heures...
Par Christophe PARAYRE, avec les bureaux de Lille et Lyon
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Ils sont peut-être la clé du premier tour de la présidentielle. Mais de nombreux électeurs hésitent encore, surtout à gauche, à quelques heures du scrutin. Et l'attentat des Champs-Elysées ne semble pas devoir orienter leur vote.
"Personne ne me plaît car tous me déçoivent": Ghislaine Pinçont, 73 ans, retraitée lilloise, ira toutefois voter. "Au pire, j'irai voter blanc ou nul mais, dans tous les cas, l'attaque sur les Champs-Elysées n'aura aucun impact sur mon choix".
Julie Varin, 40 ans, vit dans un petit village du Jura et, elle aussi, est certaine d'aller voter, "par respect pour la démocratie, pour tous les pays où il n'y a pas le droit de vote".
Le "programme global, l'expérience" des candidats vont déterminer le vote de cette enseignante dans le privé. La menace terroriste, "ça devient quelque chose de quotidien, malheureusement, mais ça ne m'insécurise pas parce que je ne suis pas à Paris", explique-t-elle.
La maire de Paris Anne Hidalgo et celle du VIIIe arrondissement Jeanne d'Hauteserre le 21 avril 2017 sur le lieu où un policier a été tué sur les Champs Elysées la veille
AFP
Assise au soleil avec des amies dans un parc toulousain, Jeanne Siècle, 19 ans, étudiante en commerce international "aime bien" le programme du candidat socialiste Benoît Hamon "mais dans les sondages, il n'est pas assez haut et il y a peu de chances qu'il soit au second tour".
Elle "aime bien" aussi "les idées et le personnage" d'Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! Mais "la balance penche quand même du côté de Hamon" et l'attentat sur les Champs-Elysées n'aura aucune influence sur son vote car "une campagne, ça se passe sur une année et un attentat sur un jour".
Selon les sondages, entre un tiers et un quart des électeurs n'ont pas fait leur choix.
- 'J'attends une étincelle'-
"Je suis un vrai indécis et c'est la première fois. J'attends une étincelle. Il n'y a pas de leader charismatique qui se détache", assure un commerçant de Toulouse de 67 ans, qui ne souhaite donner que ses initiales, "MR".
Il hésite entre Macron et Mélenchon mais surtout pas Fillon car "avec les casseroles qu'il a, ce n'est pas la peine".
Commerçant à Toulouse, Tarik Boudra, 41 ans, hésite pour sa part entre deux candidats idéologiquement très éloignés: le candidat de la France insoumise et celui de Les Républicains.
"Mélenchon, c'est par rapport aux droits de l'Homme et à l'écologie. Mais le reste du programme ne me plaît pas. Et Fillon, c'est celui qui a le plus d'expérience. Et ce qui m'attire aussi, c'est moins d'impôts et de taxes, c'est important quand on est commerçant".
La volonté de faire barrage aux extrêmes et de voter utile dès le premier tour motive en outre certains indécis.
Des affiches électorales le 21 avril 2017 au Ryveld à Steenvoorde (nord)
AFP/Archives
"Je penche plutôt pour Hamon" mais "je me demande si je vais jouer tactique en votant Macron pour éviter à tout prix un second tour Fillon-Le Pen…" explique Monique Camus, retraitée de 66 ans, un panier de poireaux à la main, au marché populaire de Wazemmes à Lille.
Aude Rémy, 43 ans, salariée dans la logistique industrielle à Lyon, a déjà fait une présélection: "J'ai déjà éliminé certains candidats: tous les extrêmes, tous les petits candidats un peu originaux". Son choix ne sera "pas un choix de cœur".
D'autres électeurs, qui votent pour la première fois, sont un peu perdus comme Lisa Jibaud, 18 ans, étudiante en commerce à Toulouse: "Ce n'est pas assez simple pour nous, les jeunes. J'ai exclu les extrêmes, de gauche et de droite. Je vais demander un avis à mes parents".
La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.
Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.
Mardi 28 juillet, dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, Sébastien Lecornu a annoncé la prolongation du dispositif d’aide aux « grands rouleurs ».
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.