La sénatrice LR Fabienne Keller a appelé jeudi François Fillon "à sa responsabilité d'homme d'Etat", soulignant que "lui seul peut organiser l'après-François Fillon en termes de candidature".
"J'appelle François Fillon à sa responsabilité d'homme d'Etat qui veut redresser la France puisque lui seul peut organiser l'après-François Fillon en termes de candidature", a déclaré Mme Keller sur RFI. Dans un communiqué mercredi soir, elle avait déjà appelé "François Fillon à prendre une décision plus grande que son destin personnel, à prendre en compte le destin de la France".
"Je l'appelle à construire une alternative, mais rien ne peut se faire sans lui puisque c'est lui qui a été validé, choisi par la primaire", a développé sur RFI la sénatrice du Bas-Rhin, qui avait soutenu la candidature d'Alain Juppé.
"Il y a un temps pour tenir bon et puis il y a le temps de la prise de conscience de la situation électorale, de la réalité du ressenti de la population", a-t-elle jugé.
Mme Keller a également regretté "les attaques réitérées" contre la justice de M. Fillon, qui "ont été extrêmement violentes" mercredi, a-t-elle déploré. "En tant que parlementaire, en tant qu'élu national, il ne peut pas attaquer la justice. Il ne peut pas faire campagne contre l'institution judiciaire".
Fabienne Keller le 30 mars 2014 à Strasbourg
AFP/Archives
"Il n'est pas possible pour quelqu'un qui aspire aux plus hautes fonctions d'attaquer l'une des grandes institutions garantes de la démocratie", a martelé l'ancienne maire de Strasbourg. "Il faut qu'il accepte de regarder tout cela en face. Bien sûr tout cela est extrêmement douloureux pour lui. C'est un homme qui a du coeur, qui souffre beaucoup, mais il a aussi la responsabilité de permettre la mise en oeuvre" du programme de la droite, a-t-elle dit.
Le froid hivernal qui règne dans la capitale, depuis fin décembre, est désormais partie prenante de la campagne entre les candidats parisiens. Les prétendants à l’Hôtel de Ville n’hésitent pas à s’alpaguer à l’envi sur les réseaux sociaux, et à faire valoir leurs idées pour pallier les lacunes en termes d’hébergement d’urgence.
Le sénateur écologiste déplore le manque de réactivité des Européens face aux velléités de Donald Trump vis-à-vis du Groenland. Il estime que Bruxelles a les moyens économiques de faire pression sur la Maison Blanche, pour la pousser à « rentrer un peu plus dans l’ordre international ».
Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Venezuela et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet, prévu dans les 15 jours, permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.
Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. « Il faut changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.