La sénatrice LR Fabienne Keller a appelé jeudi François Fillon "à sa responsabilité d'homme d'Etat", soulignant que "lui seul peut organiser l'après-François Fillon en termes de candidature".
"J'appelle François Fillon à sa responsabilité d'homme d'Etat qui veut redresser la France puisque lui seul peut organiser l'après-François Fillon en termes de candidature", a déclaré Mme Keller sur RFI. Dans un communiqué mercredi soir, elle avait déjà appelé "François Fillon à prendre une décision plus grande que son destin personnel, à prendre en compte le destin de la France".
"Je l'appelle à construire une alternative, mais rien ne peut se faire sans lui puisque c'est lui qui a été validé, choisi par la primaire", a développé sur RFI la sénatrice du Bas-Rhin, qui avait soutenu la candidature d'Alain Juppé.
"Il y a un temps pour tenir bon et puis il y a le temps de la prise de conscience de la situation électorale, de la réalité du ressenti de la population", a-t-elle jugé.
Mme Keller a également regretté "les attaques réitérées" contre la justice de M. Fillon, qui "ont été extrêmement violentes" mercredi, a-t-elle déploré. "En tant que parlementaire, en tant qu'élu national, il ne peut pas attaquer la justice. Il ne peut pas faire campagne contre l'institution judiciaire".
Fabienne Keller le 30 mars 2014 à Strasbourg
AFP/Archives
"Il n'est pas possible pour quelqu'un qui aspire aux plus hautes fonctions d'attaquer l'une des grandes institutions garantes de la démocratie", a martelé l'ancienne maire de Strasbourg. "Il faut qu'il accepte de regarder tout cela en face. Bien sûr tout cela est extrêmement douloureux pour lui. C'est un homme qui a du coeur, qui souffre beaucoup, mais il a aussi la responsabilité de permettre la mise en oeuvre" du programme de la droite, a-t-elle dit.
Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.
Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.
Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.
Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…