L’affaire Ferrand « ressemble fichtrement à l’affaire Fillon », estime Le Pen
La présidente du Front national Marine Le Pen a critiqué jeudi la gestion de l'affaire Richard Ferrand par l'exécutif, dénonçant...

L’affaire Ferrand « ressemble fichtrement à l’affaire Fillon », estime Le Pen

La présidente du Front national Marine Le Pen a critiqué jeudi la gestion de l'affaire Richard Ferrand par l'exécutif, dénonçant...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La présidente du Front national Marine Le Pen a critiqué jeudi la gestion de l'affaire Richard Ferrand par l'exécutif, dénonçant un "enrichissement personnel", qui "ressemble fichtrement à l'affaire Fillon".

"Chacun considère qu'il y a là une rupture morale", a déclaré Marine Le Pen au micro d'Europe 1. "Et cet enrichissement personnel ressemble fichtrement à l'affaire Fillon".

"Quand la première décision que vous prenez, c'est une loi de moralisation de la vie politique - dans moralisation, il y a morale - on ne peut pas venir nous expliquer aujourd'hui que les agissements de M. Ferrand sont acceptables", a-t-elle lancé à l'adresse de l'exécutif.

"Ou alors on s'aperçoit que tout cela était une vaste escroquerie, une vaste opération d'enfumage, de communication de la part du gouvernement d'Emmanuel Macron", a-t-elle suggéré.

Le procureur de la République de Brest Eric Mathais a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand.

Mme Le Pen a également annoncé avoir rencontré le garde des Sceaux François Bayrou mercredi. Le ministre de la Justice consulte les dirigeants des partis politiques pour finaliser le texte sur la moralisation de la vie publique.

"Je lui ai suggéré un certain nombre de dispositions", a indiqué Mme Le Pen. "D'abord, celles qui tiennent à la démocratie. Un des éléments de la moralisation, c'est que les Français soient représentés à l'Assemblée nationale, a-t-elle expliqué. C'est donc la proportionnelle."

L'instauration de la proportionnelle aux élections législatives est réclamée de longue date par le Front national. "M. Bayrou a toujours été un défenseur de cette proportionnelle", a souligné Mme Le Pen. "J'espère qu'il arrivera à convaincre le président de la République."

Partager cet article

Dans la même thématique

L’affaire Ferrand « ressemble fichtrement à l’affaire Fillon », estime Le Pen
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le