Avec Henri Emmanuelli, c’est un pan de l’histoire de la gauche française qui s’en va. Fidèle de François Mitterrand (avec qui il appréciait déguster des ortolans) depuis le congrès d’Epinay en 1971, l’ancien député des Landes a longtemps été le garant de l’aile gauche du parti, notamment lorsqu’il devient, le temps d’une année, le Premier secrétaire du Parti socialiste en juin 1994. Il s’oppose alors à la ligne plus libérale de Michel Rocard et parvient à mettre ce dernier en minorité.
Entre temps, il devient président de l’Assemblée nationale de janvier 1992 au 1er avril 1993 en battant Jacques Chaban-Delmas. Il sera même « candidat à la candidature » socialiste pour la présidentielle de 1995, face à Lionel Jospin. Face au futur Premier ministre, il perd finalement son bras-de-fer et son poste de Premier secrétaire le 14 octobre 1995.
Part plus sombre, il est condamné, le 16 décembre 1997, à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques pour complicité de trafic d'influence dans le cadre de l’affaire Urba, un système occulte qui alimentait les fonds de campagne du Parti socialiste depuis 1973.
Réputé pour ses coups de gueule, ce fils de communiste, passé par Sciences po et plus étonnamment par la banque Rothschild, a toujours assumé « sa mauvaise réputation. » Notamment lorsqu’il adresse, en juin 2011, un furtif doigt d’honneur au Premier ministre François Fillon, en pleine Assemblée nationale.
En 2006, il fait partie des leaders de la gauche contre le CPE. « Dans ce pays, les statistiques sourient mais le peuple grimace » lance-t-il lors des débats.
Moins exposé ces dernières années, le député des Landes poursuivait sa croisade contre la « la ligne des sociaux-libéraux » au parti socialiste. « Je pense que la ligne que défendent les sociaux-libéraux dont Manuel Valls ou M. Le Guen, par exemple, n'est pas la ligne majoritaire de la gauche française et non plus celle du Parti socialiste. Ce tohu-bohu n'a pas lieu d'être et je leur demande solennellement de se taire » expliquait sur BFMTV en 2014. Il restera, toute sa vie, un fervent défenseur de la figure mitterrandienne, même lorsque le passé vichyste de l’ancien président est ressorti.
Depuis deux ans, sa neuropathie, détectée en 2015 l’avait considérablement affaibli. Ce lundi, « une double bronchite infectieuse » qu’il avait contracté à son retour de Paris la semaine précédente avait entrainé son hospitalisation. Il est décédé ce mardi à l’âge de 71 ans.
Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le Premier ministre est revenu sur les enjeux et les conséquences du cessez-le-feu de deux semaines entre l’Iran et les Etats-Unis, annoncé par Donald Trump cette nuit. Sébastien Lecornu a indiqué que son gouvernement allait poursuivre sa « politique d’accompagnement d’aides ciblées ».
Reçus à l’Elysée après avoir quitté l’Iran hier, les deux ex-détenus Jacques Paris et Cécile Kohler ont dénoncé ce mercredi l’ « enfer » de la prison d’Evin, où ils ont été soumis à des « conditions de détention inhumaines » pendant trois ans et demi. « Nous ne sommes pas brisés, nous allons témoigner », a assuré Jacques Paris.
Arrivés ce mercredi 8 avril en France après quatre ans d’emprisonnement en Iran et d’intenses tractations avec le régime pour les libérer, Cécile Kohler et Jacques Paris sont reçus par Emmanuel Macron à l’Élysée.
Depuis le 3 avril, un dispositif expérimental et temporaire de détection d’images et de vidéos pédopornographiques sur les réseaux sociaux et les services de messagerie a expiré au sein de l’Union européenne. Faute de consensus sur un projet de règlement en la matière, la Commission européenne a appelé mardi les eurodéputés et les Etats de l’UE à accélérer leurs travaux pour mettre fin à ce vide juridique.