L’appel à l’aide des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie, entendu par les sénateurs
Les professionnels du tourisme se réunissaient ce lundi 14 décembre à Paris. Les restaurateurs, hôteliers ou encore propriétaires de discothèques se mobilisent pour demander une réouverture « le plus rapidement possible » et formuler de nouvelles propositions pour sortir le secteur de la crise.

L’appel à l’aide des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie, entendu par les sénateurs

Les professionnels du tourisme se réunissaient ce lundi 14 décembre à Paris. Les restaurateurs, hôteliers ou encore propriétaires de discothèques se mobilisent pour demander une réouverture « le plus rapidement possible » et formuler de nouvelles propositions pour sortir le secteur de la crise.
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Par Rafael Benabdelmoumene

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Ils sont venus de toute la France. Les professionnels du tourisme se sont mobilisés ce lundi 14 décembre à Paris pour demander la réouverture au plus vite de leurs établissements. Restaurateurs, hôteliers, gérants de discothèques mais aussi de bowlings ou de thalasso, ils étaient présents au sein de la manifestation qui s’est tenue Esplanade des Invalides à Paris.

« Sacrifiés sur l’autel de la crise sanitaire »

Reportage au coeur de la manifestation des restaurateurs à Paris
01:52

Une mobilisation censée montrer l’unité du secteur. Les professionnels du tourisme ne démordent pas de la date de réouverture des restaurants et des cafés, qui n’est pas prévue avant le 20 janvier prochain. Du coté des discothèques, aucune date de réouverture n’est pour l’instant envisagé. 9 mois après le début du premier confinement et la fermeture administrative de leurs établissements, les professionnels du tourisme se sentent laissés pour compte.

L’UMIH, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, qui appelait à la mobilisation avec le Groupement National des Indépendants (GNI), alerte dans un communiqué. « Toute la profession est en passe d’être sacrifiée sur l’autel de la crise sanitaire, sans aucune certitude sur une réouverture le 20 janvier prochain. » D’où le mot d’ordre de la manifestation de cette après-midi : « la réouverture au plus vite, dans le respect de normes sanitaires strictes. »

Surtout, les restaurateurs et cafetiers demandent des garanties strictes quant à la date de réouverture. Une revendication à laquelle Bruno Le Maire a déjà à moitié répondu ce matin sur France Info. À ce stade, « ce serait prendre un risque excessif que de dire ça. Je ne peux pas vous dire avec certitude que nous rouvrirons les bars et les restaurants le 20 janvier » a reconnu le ministre de l’économie.

Force de proposition

Au sein de la manifestation, des élus locaux mais aussi des parlementaires, dont la sénatrice du Var Françoise Dumont. Elle remarque la force de « propositions » du mouvement, plus que « la revendication pour la revendication ». Parmi les pistes de réflexion, l’allongement des vacances de février pour étaler la clientèle, ou encore un dispositif censé évaluer l’efficacité des aides de l’Etat afin de s’assurer que les petites structures et « les plus fragiles ne sont pas laissées sur le bord ». Si elle salue la batterie d’aides mises en place par le gouvernement, il y a pour Françoise Dumont une marge d’adaptation. « Il faut savoir écouter les territoires et adapter les réponses », plaide la sénatrice du département le plus touristique de France après Paris. La manifestation de cet après-midi était donc « un grand moment de solidarité » des professionnels venus de tous les territoires qui réclament surtout plus de « visibilité » vers l’avenir.

Au Sénat aussi, on propose des pistes pour alléger la charge des hôteliers-restaurateurs. Le 3 décembre dernier, 25 élus centristes ont ainsi réclamé dans un courrier adressé à Jean Castex la réouverture immédiate des restaurants pour le service du midi. Une mesure « d’équité et de bon sens » pour la Sénatrice Valérie Létard qui porte la proposition.

Du coté du dossier des assurances, le gel du montant des primes d’assurances annoncé par le gouvernement ne satisfait guère. Les Sénateurs ont ainsi adopté une taxe exceptionnelle de 2 % sur les primes des contrats d’assurance dommages dans le projet loi de finance pour l’année 2021. La gauche sénatoriale a déposé de son côté une proposition de loi visant à créer une « juste contribution, exceptionnelle » sur les assurances « afin qu’elles concourent à la solidarité nationale ».

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