L’appel de Bayrou, une « attitude déplacée », selon le PDG de Radio France
Le coup de fil à Radio France du ministre de la Justice et président du MoDem François Bayrou pour se plaindre d'une enquête sur...

L’appel de Bayrou, une « attitude déplacée », selon le PDG de Radio France

Le coup de fil à Radio France du ministre de la Justice et président du MoDem François Bayrou pour se plaindre d'une enquête sur...
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Le coup de fil à Radio France du ministre de la Justice et président du MoDem François Bayrou pour se plaindre d'une enquête sur son parti constitue une "attitude déplacée", a jugé Mathieu Gallet, PDG de l'entreprise publique, selon des propos rapportés par le médiateur du groupe radiophonique.

"J'ai été surpris par cette +démarche+ d'un ministre. On peut parler d'attitude déplacée", a affirmé le patron, lors d'un échange jeudi avec les salariés du groupe public, comme le rapporte le médiateur de Radio France Bruno Denaes, dans une chronique publiée sur le site de Radio France.

"Un grand principe d'indépendance a toujours animé Radio France tant sur le plan politique qu'économique. Et j'entends bien continuer à le préserver, principalement pour ses salariés qui peuvent ainsi offrir aux auditeurs et aux internautes des informations vérifiées, fiables et de qualité. J'espère que ce malheureux épisode servira d'exemple à ne pas suivre", a encore déclaré M. Gallet, qui dirige la maison ronde depuis 2015, toujours selon M. Denaes.

"Nous ne sommes pas, comme certains se plaisent à continuer de l’affirmer, une +radio d'Etat+, mais une radio de service public. Le pouvoir, quel qu’il soit, n’a aucune autorité sur les choix éditoriaux de nos antennes", assure pour sa part le médiateur, qui juge que "paradoxalement, ce coup de fil du Garde des Sceaux montre l'indépendance de Radio France".

Accusé d'avoir voulu faire "pression" sur Radio France à propos du traitement de l'affaire des assistants parlementaires du MoDem, M. Bayrou avait été rappelé par le chef du gouvernement à son devoir d'"exemplarité" comme ministre. Le Garde des Sceaux a quant à lui défendu "sa liberté de parole" au sein du gouvernement, assurant : "chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire, je le dirai".

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