L’arrivée très médiatique des députés FN à l’Assemblée
Marine Le Pen a fait mercredi ses premiers pas de nouvelle députée FN du Pas-de-Calais à l'Assemblée, au milieu d'une cohue de journalistes et accompagnée des sept autres députés FN, dont Louis Aliot et Gilbert Collard. Elle a par ailleurs commenté la démission de François Bayrou.

L’arrivée très médiatique des députés FN à l’Assemblée

Marine Le Pen a fait mercredi ses premiers pas de nouvelle députée FN du Pas-de-Calais à l'Assemblée, au milieu d'une cohue de journalistes et accompagnée des sept autres députés FN, dont Louis Aliot et Gilbert Collard. Elle a par ailleurs commenté la démission de François Bayrou.
Public Sénat

Par Victor Chaix

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Rentrée des classes pour le Front National. Les sept nouveaux députés FN (Marine Le Pen, José Evrard, Bruno Bilde, Ludovic Pajot, Pas-de-Calais; Sébastien Chenu, Nord; Emmanuelle Ménard, Hérault ; Louis Aliot, Pyrénées-Orientales) ainsi que Gilbert Collard, réélu dans le Gard, se sont d'abord retrouvés à partir de 10H pour un café à l'extérieur de l'Assemblée, déjà sous le regard de nombreuses caméras.

Ils ont ensuite fait à pied la centaine de mètres pour faire peu avant 11 heures leurs premiers pas à l'Assemblée nationale, devant des photographes et des caméras par dizaines, puis entamé les formalités d'accueil.

Ils devaient ainsi s'enregistrer, récupérer leur mallette de députés et faire des photos officielles.

Une "déception" quant au nombre de députés

Marine Le Pen, présidente du FN, a dit avoir une "émotion particulière de faire (son) entrée avec (ses) camarades" et une "pensée" pour les frontistes qui n'ont pas été élus, alors même que le FN espérait des dizaines de députés plutôt que huit.

De son coté sur LCP AN, Gilbert Collard a réaffirmé ce matin, comme dimanche, sa "déception" face aux résultats de sa formation: "on aurait dû avoir beaucoup plus de députés".

Rassembler pour créer un groupe "d'union des droites"

Les députés FN veulent rassembler pour créer un groupe d'union des droites
00:47

Le député du Gard Gilbert Collard entend bien profiter des divisions au sein des Républicains pour créer un groupe : “Il y a un processus de glissement de terrain qui fait qu’un certain nombre de Républicains cherchent un endroit où se réfugier.”

Pour Louis Aliot, nouveau député des Pyrénées-Orientales, Gilbert Collard pourrait aider à créer un groupe : “ Il a déjà siégé à l’Assemblée nationale, il connaît beaucoup de monde. L’ambition est de rassembler pour créer un groupe.”

Emmanuelle Ménard, élue dans l’Hérault et épouse du maire de Béziers Robert Ménard, compte elle aussi oeuvrer pour créer un groupe de l’union des droites à l’Assemblée : “Je ne suis pas du FN, j’ai été soutenue par 6 partis dont Debout la France, ce qui veut dire que j’ai un rôle à jouer avec Nicolas Dupont-Aignan.”

"François Bayrou jeté comme un vieux torchon" Marine Le Pen

"Emmanuel Macron a jeté François Bayrou comme un vieux torchon" Marine Le Pen
00:17

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a jugé mercredi, peu avant son entrée à l'Assemblée nationale, qu'Emmanuel Macron "jetait" François Bayrou "comme un vieux torchon", après s'en être "servi" pendant la campagne présidentielle.

"Je pense que M. Macron s'est servi de M. Bayrou pendant la campagne présidentielle et, maintenant qu'il a une majorité sans le Modem, il le jette comme un vieux torchon. C'est très révélateur de l'esprit du président de la République", a déclaré à la presse la députée du Pas-de-Calais.

En effet François Bayrou a annoncé ce matin son départ du gouvernement, mais en assurant que cette décision était la sienne et qu'elle n'avait été dictée par personne (sous-entendu Emmanuel Macron). Le départ de François Bayrou du gouvernement est "un choix personnel" qui "simplifie la situation", a estimé pour sa part le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, expliquant que le ministre de la Justice "souhaite se défendre" dans le dossier des assistants parlementaires européens du MoDem.

L’origine de l’affaire est un signalement effectué par l'eurodéputée FN Sophie Montel après l'ouverture d'une enquête visant le Front national, lui-même soupçonné d'avoir mis en place un système pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés. "Soit c'est interdit pour tout le monde, soit c'est autorisé pour tout le monde", a insisté Marine Le Pen.

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