L’Assemblée achève l’examen du projet de loi santé, vote solennel mardi
L'Assemblée nationale a achevé dans la nuit de vendredi à samedi l'examen du projet de loi santé, après avoir adopté des mesures...

L’Assemblée achève l’examen du projet de loi santé, vote solennel mardi

L'Assemblée nationale a achevé dans la nuit de vendredi à samedi l'examen du projet de loi santé, après avoir adopté des mesures...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée nationale a achevé dans la nuit de vendredi à samedi l'examen du projet de loi santé, après avoir adopté des mesures qui doivent permettre de régulariser des médecins étrangers ou lutter contre l'influence des lobbies auprès des étudiants en santé.

Les députés avaient entamé lundi l'examen en première lecture du projet de loi porté par Agnès Buzyn. Ils ont fini leur travaux vers 3 heures du matin, au terme d'un "marathon", selon les termes du rapporteur Thomas Mesnier (LREM).

Le texte fera l'objet d'un vote solennel mardi, avant de poursuivre son parcours parlementaire au Sénat.

Dans la dernière ligne droite de l'examen du texte, les députés ont notamment adopté un article qui doit permettre de régulariser des médecins étrangers, indispensables au fonctionnement de nombreux hôpitaux publics, et d'améliorer de façon pérenne leur intégration.

Le texte doit permettre de résoudre, d'ici la fin de l’année 2021, la situation de certains de ces praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue), médecins, pharmaciens, dentistes ou sages-femmes, exerçant sans autorisation de plein exercice, après étude de leur dossier. Le projet de loi apporte par ailleurs diverses améliorations au dispositif pérenne d’autorisation.

Les députés ont également adopté, à l'initiative du gouvernement, un amendement qui "vise à interdire l’offre de tout avantage aux étudiants en santé". Il s'agit de "mettre un terme à des pratiques d’influence qui perdurent dans les lieux de formation", selon le gouvernement.

La porte-parole LREM Aurore Bergé s'est félicitée sur Twitter de mettre ainsi fin "aux pratiques d'influence des lobbies dans les lieux de formation des professionnels de santé".

Juste avant d'achever l'examen du texte, les députés ont aussi prévu la remise d'un rapport dans un délai de six mois par le gouvernement "sur l’accès effectif à l’interruption volontaire de grossesse et sur les difficultés d’accès rencontrées dans les territoires, y compris celles liées aux refus de pratiquer" une IVG par certains praticiens.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le